cliquer ici pour la version smartphone

Newsflash

La Licence Médias, Culture et Communication offre désormais un parcours : Métiers de la communication politique.

La professionnalisation croissante des métiers de la communication publique et institutionnelle amène  à une prise en compte des spécificités des organisations de service public. Celles-ci sont à la recherche  des communicants en mesure de comprendre les complexités de l’intérêt général et de construire une cohérence entre leurs différentes actions de communication. Ce travail nécessite une double compétence proposée au sein du parcours « Métiers de la communication politique » du département Médias, Culture et Communication de l’Université Catholique de Lille.  Cette formation innovante et riche permet d’associer des savoirs exigeants avec des enseignements professionnalisants afin de permettre aux futurs professionnels d’envisager des problèmes pratiques et complexes dans le domaine de la communication publique.

plus minus gleich

Pour vous inscrire, vous devez passer par le site Admission Post-Bac (SAUF pour la Prépa Sciences Po). Vous pouvez aussi consulter la procédure et les barèmes d'inscriptions à l'adresse suivante : http://inscription.icl-lille.fr/ - En cas de difficultés, problèmes liés à l'accès Internet, etc., merci de nous envoyer un mail à flsh@icl-lille.fr

BLOG21

Blog21, c'est le magazine de la FLSH conçu par les étudiants en Master Journalisme (M1 et M2) dans le cadre de leur formation. Encadrés par Pierre-Damien LACOURTE, journaliste, les étudiants réalisent articles et photographies sur notre actualité.



Quand le marché prend l’accent de la solidarité

Imprimer PDF

Née le 19 décembre 2010, la Tente des Glaneurs est installée dans une petite rue en plein quartier Wazemmes. Chaque dimanche, l'association plante sa tente pour redistribuer les invendus du marché à des familles dans le besoin. Le fondateur de la Tente est Jean-Loup Lemaire, un personnage à la bonne humeur communicative.

Les Glaneurs solidaires portent la tenue à l'effigie de l'association.

Dimanche, début d’après-midi, sous un soleil estival, le rendez-vous est pris. Une soixantaine de familles patientent, dans une file d'attente conviviale et disciplinée, leurs sacs recyclables à la main. Contrairement aux autres associations, les Glaneurs solidaires accueillent tout le monde sans conditions de ressources. Fruits, légumes, pains et fleurs attendent, dans des cageots, d’être partagés équitablement entre les bénéficiaires.

« Donner, c'est mieux que jeter »

Jean-Loup Lemaire, le fondateur de la maison-mère à Lille, confie : « On fonctionne en réseaux. Les gens qui arrivent ici sont souvent juste au-dessus des barèmes pour bénéficier des Restos du Coeur donc, nous, on peut les aider. » Ce touche-à-tout est aussi bénévole depuis dix ans dans l'association de Coluche et il connaît tout le monde dans le quartier « On essaye de redonner de la dignité à ces personnes, on récolte pour eux sans qu'ils soient obligés de le faire. » L'idée de ce quinquagénaire à l’allure sportive était de créer du lien social mais aussi de développer un axe économique de développement durable : « On récolte un futur déchet qui devient une source alimentaire solidaire. »

Des bénéficiaires reconnaissants

Sous la Tente, l'ambiance est bonne, tout le monde se connaît et s'appelle par son prénom. Des mères célibataires croisent des personnes en fin de droits, des SDF, des étudiants ou encore des Roms. Sylvie, 44 ans, vient de Roubaix chaque dimanche depuis un an et demi, souriante et contente de retrouver ses copines, elle discute avec Yveline, une autre bénéficiaire. « J'ai perdu mon emploi et mon mari a un petit salaire, alors j'ai du mal à acheter des fruits et légumes pour quatre personnes. Tout le monde est sympa ici et ça évite le gaspillage. » Pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer ou qui ont trop honte de venir à la Tente, les bénévoles préparent des cabas et leur apportent. Le plus important c'est de repartir avec des produits frais pour la semaine et un sourire.

« Du bénévolat heureux »

Un concept innovant. Des bénévoles viennent prêter main forte sous la Tente. Eux-mêmes sont étudiants, SDF, bénéficiaires ou encore employés. Sur la page Facebook de l'association, les Glaneurs solidaires s'inscrivent et remplissent le calendrier en fonction de leurs disponibilités. L'esprit est carré mais convivial. Une équipe installe la tente, une fait le glanage auprès des commerçants solidaires, une autre trie et une dernière accueille. Stéphanie, 27 ans, était bénéficiaire auparavant. Maintenant elle vient en tant que Glaneuse : « J'essaye de rendre ce qu'on m'a donné quand j'ai eu besoin d'un coup de pouce. » Plus qu'un simple don, les bénévoles jouent le rôle de tisseurs de liens. Quand l’équipe des Glaneurs détecte des problèmes, ils peuvent orienter vers d'autres associations.

Cette belle initiative a fait des petits, des antennes sont en train de se créer à Caen et à Lyon. Les nouvelles Tentes devront signer la charte et respecter l'éthique de l'association qui est devenue une marque déposée à but non lucratif.

Amandine LUONG
(Texte & Photo)

La Tente des Glaneurs en chiffres :

• 5 à 15 euros d'économie par cabas.

• Les commerçants solidaires : 12 maraîchers, 5 boulangers et 3 fleuristes.

• 28 tonnes de denrées alimentaires redistribuées depuis la création en 2010.

• 5 fruits et légumes par jour, c'est la volonté des Glaneurs d'apporter un équilibre alimentaire.

 

 

Cap sur la 44e édition de la Course Croisière EDHEC !

Imprimer PDF

La Course Croisière EDHEC est de retour à la Rochelle. Du 13 au 21 avril, près de 3.000 participants venus du monde entier s’affronteront pendant huit jours. Entre compétition sportive et convivialité, une semaine riche en perspective.

Plus d’informations sur www.ccedhec.com

3.000 participants, 22 nationalités, 150 équipes terre, 56 équipes sable et 166 bateaux. L’édition 2012 de la Course Croisière EDHEC promet une nouvelle fois d’être chargée en souvenirs. Soutenue cette année par François Gabart, skipper de renom, la course viendra animer le Port des Minimes à La Rochelle, dès le 13 avril.

Créée en 1969 par trois étudiants passionnés de voile, la course, d’abord itinérante, s’est sédentarisée en 1980. C’est donc depuis plus de 30 ans, que les jeunes de l’EDHEC organisent la totalité de l’événement. « Un projet pédagogique innovant qui s’attache à former des jeunes talents opérationnels immédiatement », confirme Anne Zuccarelli, directrice des programmes académique de l’EDHEC, sur le site de la Course Croisière EDHEC.

La plus grande course étudiante d’Europe

Ainsi, chaque année, le village de la course vient s’installer dans un port de France. De plus de 12.000 m², la structure permet d’accueillir les milliers de visiteurs, de jour comme de nuit. Détente et diverses animations sont offertes par l’organisation et ses partenaires.

Une course divisée en trois compétitions sportives. Historiquement, c’est le Trophée Mer qui était au centre de la course. Cette année, 166 bateaux vont se lancer avec des équipages venant des cinq continents. Puis le Trophée Terre, qui rassemble plus de 150 équipes autour d’un raid multisports. Et enfin, le Trophée Sable, un ensemble de tournois sportifs sur sable, avec beach soccer, sand ball, etc., qui fête ses cinq ans cette année.

Le Trophée Kite voit le jour pour cette édition 2012. Il aura lieu les 14 et 15 avril, des équipes de 3 à 5 personnes vont s’affronter sur des épreuves de Race et de Freestyle, dans les meilleurs spots de l’île d’Oléron. Du 13 au 21 avril, ne manquez pas la Course Croisière EDHEC, la plus grande course étudiante d’Europe.

Elise LECLERCQ

Plus d’informations sur www.ccedhec.com

Mise à jour le Mardi, 27 Mars 2012 15:40
 

La grande famille des Restos du Cœur

Imprimer PDF

Depuis plus de vingt ans, le centre armentiérois des Restos du Cœur vient en aide aux personnes en difficulté financière, en leur fournissant nourriture et vêtements notamment. Ils sont chaque année plus nombreux à venir frapper à la porte de l’association. De novembre à mars, l’équipe de bénévoles présidée par Annie Kerrinckx les accueille chaleureusement.

Une équipe soudée pour accueillir les 483 bénéficiaires

A une demi-heure du début de la distribution alimentaire, environ dix personnes attendent déjà dans la cour attenante aux locaux des Restos. Tout le monde semble se connaître. Les jeunes mamans se saluent. On se fait la bise, on prend des nouvelles des enfants, des maris, etc. Et ce jour-là, ce sont les vacances scolaires, alors les petits accompagnent leur maman. Même ces chérubins ont l’air de se retrouver. Très vite leurs cris et leurs rires ne tardent pas à retentir au sein de la petite cour.

Au fur et à mesure que l’heure de la distribution approche, la file d’attente s’allonge. Et il en sera ainsi toute l’après-midi. Le groupe paraît même parfois de plus en plus dense. Pour cause, « tous les ans le centre accueille de plus en plus de monde », confie Annie Kerrinckx, responsable du centre de distribution. Cette année, 483 personnes sont inscrites. Beaucoup de familles, quelques personnes seules, mais aussi « de plus en plus de jeunes », regrette notre hôte. « Nous avons dû réaménager les horaires, soit ouvrir une demi-heure plus tôt, et fermer une demi-heure plus tard. » La distribution a maintenant lieu de 13h30 à 16h30.

Annie explique d’ailleurs que dans cette plage horaire, différents créneaux sont attribués aux bénéficiaires. Le but est de faciliter le déroulement de la distribution, et surtout éviter une attente trop longue. Malgré cette organisation, certains sont là dès 11h, pour être sûr d’être parmi les premiers.  C’est le cas de cet homme d’une cinquantaine d’années, patientant depuis plus de deux heures, assis sur un banc, cabas à la main. Mais ce n’est pas le seul, et « cela même pendant les périodes de grand froid », déplore Annie. Et pour elle, comme pour tous les bénévoles, c’est parfois une source d’inquiétude. « En regardant la météo la veille du jour de distribution, j’espère qu’ils n’auront pas trop froid, ou qu’il ne pleuvra pas. »

Premier arrivé, premier servi ? Pas tout à fait. Le système marche en fonction de « points ». Chacun dispose d’un nombre défini, selon la taille du foyer notamment. Une personne seule équivaut à huit points. Deux personnes obtiennent six points chacune. Ainsi de suite.

Une ambiance conviviale

13h30. Top départ de la distribution des produits d’alimentation et d’hygiène. Tout est parfaitement organisé. Chaque bénévole possède un rôle précis. Bernard s’occupe des légumes, Véronique des produits d’hygiène, Jean-Pierre du recyclage des cartons, et Evelyne, alias Miss Cocorette, se charge des œufs. Cette jeune grand-mère a d’ailleurs ramené sa petite fille, qui s’active autant que les adultes à s’occuper de la distribution et du déballage des denrées. « T’es courageuse ! », lui lance une des bénéficiaires.

Fidèles au poste chaque semaine, ils sont tous des maillons indispensables pour faire tourner l’association. Pour exemple, aujourd’hui, une des bénévoles est souffrante, son mari la remplace  au pied levé. Ils forment une équipe chaleureuse et conviviale, qui tente d’accueillir les bénéficiaires de la meilleure façon qu’il soit. Et effectivement, l’après-midi se passe dans des conditions plutôt bonnes.

« Bonjour tout le monde ! », s’exclame Michèle en entrant dans la pièce. « Voilà la ″vedette″ du centre », confie Annie. La jeune femme, féminine, est très appréciée au sein de l’association. Dès son arrivée, sa bonne humeur est communicative. Quelques plaisanteries fusent, tout le monde rit de bon cœur. « Il faut bien rigoler, la vie est trop morose », déclare Michèle.

Une entraide naturelle

14h, la livraison des produits surgelés est faite. Spontanément, une chaîne se forme pour acheminer les colis jusqu’aux congélateurs. Tout le monde s’y met, bénévoles comme bénéficiaires. Une sorte de chaîne de partage, symbolisant parfaitement l’esprit d’entraide et de solidarité qui règne dans ce centre, se crée. Christophe, dit Totof, bénéficie de l’aide des Restos pour la cinquième année, depuis la perte son travail. Il vient aider à décharger le camion tous les mardis. « C’est comme une contrepartie pour leur bon accueil », assure-t-il.

Pour tous les bénévoles il s’agit d’un véritable don de soi. Aider les autres est, pour eux, quelque chose de naturel. Pour Annie, c’est un réel plaisir d’être volontaire au sein de l’association depuis six ans. « Le jour où cela deviendra une corvée, je m’arrêterai.» Mais pour l’instant cette femme très active, qui a pris les rennes de l’association depuis un an, ne compte pas s’arrêter là : « Cela me révolte la misère, je ne comprends pas comment des gens peuvent ne pas la voir, ou faire semblant de ne pas la voir. J’ai toujours été sensible à cela, et être bénévole aux Restos du Cœur m’apporte beaucoup ».

Une « famille » se crée

De la pièce voisine émane une douce odeur de café, et un léger brouhaha de discussions. Après réception des produits de base, et une visite du côté des vêtements, les bénéficiaires peuvent s’installer dans la cafeteria aménagée pour l’occasion. Quelques-uns préfèrent rester discrets, par pudeur ou par gêne, et s’éclipsent rapidement. Mais la plupart, et surtout les personnes présentes depuis quelques mois ou quelques années, apprécient ce petit moment de convivialité.

Autour d’un café, d’un jus de fruit ou d’une soupe, les bénéficiaires partagent entre eux, autant qu’avec l’équipe de bénévoles. Le centre est devenu comme une petite famille, et ce n’est pas Marie qui le contredira. Pour cette jeune femme, venant aux Restos du Cœur depuis six ans, le soutien matériel et moral de l’équipe est très important : « Ici c’est comme une famille. » « Tout le monde est très sympa », renchérit Totof.

Une solidarité qui dépasse le cadre du centre

Le centre des Restos du Cœur est considéré comme un « bon centre ». Parce que malgré les soucis qui minent les bénéficiaires, l’inquiétude qui habite parfois les bénévoles, l’ambiance reste conviviale et agréable pour tous. Peu d’accrochages lors des journées de distributions, chacun vient ici pour trouver un peu d’aide, d’écoute ou de réconfort. Une réussite du concept même des Restos du Cœur, qui en appellent à la générosité et à la solidarité. Pari réussi dans le centre d’Armentières, qui en plus de l’aide nationale, bénéficie de la solidarité de la ville, des associations locales, et des habitants des alentours. « Avec le bouche à oreille, les gens savent que je suis bénévole aux Restos, et il est déjà arrivé que je trouve, posés devant chez moi, trois ou quatre sacs remplis de vêtements », se réjouit Annie.

Après une après-midi passée au sein du centre, auprès des bénévoles et bénéficiaires, on en ressort avec le sentiment que la joie peut se retrouver en peu de choses. Un sourire, une discussion. Une main tendue, en l’occurrence celle des Restos du Cœur pour ces centaines de personnes. Et comme le résume si bien Annie Kerrinckx : « Parfois, on court après le bonheur, mais après tout, disposer d’un toit, du chauffage, et de quoi se nourrir, c’est surtout ça le bonheur ! »

Elise LECLERCQ
(Texte & Photo)

 

Promenons-nous dans les bois

Imprimer PDF

Le renouvellement du Plan d’Occupation des Sols (POS) du site des Cinq Tailles de Thumeries a conduit à la création de l’association Nature et Vie. Chaque mois depuis 1992, ses 30 membres, tous bénévoles, organisent des sorties nature. Au programme, découverte de la faune et de la flore régionales. Entre discussions, convivialité et émerveillement, tout est réuni pour passer une agréable matinée.

 Rien de mieux que l’utilisation de lunettes ornithologiques pour observer de près les oiseaux dans leur environnement.

Une trentaine de personnes sont réunies sur un parking avec le visage légèrement tiré. Baskets aux pieds et jumelles à la main, tout le monde se salue. Devant le groupe, après un petit pont de bois, s’ouvre la forêt de Thumeries. Seul le bruit de la nature qui s’éveille se fait entendre. Nous sommes dimanche matin, il est 9h et la sortie nature peut commencer.

Jean-Michel et Serge sont les deux membres de Nature et Vie venus faire partager leur passion. « Nous sommes bénévoles dans l’association depuis au moins 20 ans. Presque depuis ses débuts. Pour nous, la nature est une passion et nous voulons la faire partager », confient les deux hommes. En plus de partager le goût pour la nature, les sorties sont là pour sensibiliser les participants sur le respect de l’environnement. Protéger la nature doit devenir un enjeu de tous les jours.

247 espèces d’oiseaux

Créée en 1988 suite à une révision du POS de Thumeries, Nature et Vie voit le jour grâce à la richesse de la faune et de la flore sur le site des Cinq Tailles. La diversité ornithologique est remarquable. Jean-Michel explique : « Sur le site, nous pouvons observer 247 espèces d’oiseaux. Mais les Cinq Tailles sont surtout réputées pour les grèbes à cou noir. » Une sorte de canard diraient les non-initiés.

Les deux baroudeurs sont facilement reconnaissables. Equipés de la tête aux pieds avec baskets, sac à dos, jumelles, lunette ornithologique, trépied. Et surtout la « fameuse bible de tout bon ornithologue » que Jean-Michel tire de son sac avec un regard malicieux. Un petit abécédaire où sont répertoriées toutes les espèces d’oiseaux. « Mais pour les participants, aucun matériel particulier n’est nécessaire », ajoute le baroudeur. Juste une bonne paire de chaussures de marche suffira, parole d’initié.

Une faune très variée

Avec le printemps, les oiseaux migrateurs sont à l’honneur. Et pour mieux les observer, les bénévoles nous emmènent dans les quatre observatoires disséminés sur le site des Cinq Tailles. La petite troupe s’enfonce dans les 70 hectares de forêt, guidée par le doux chant des oiseaux.  Un sentier de 4 km est aménagé pour la visite.

Le pas est léger. La sortie se déroule dans le silence. Il ne faudrait pas faire fuir les animaux sauvages venus à notre rencontre. Mais les arrêts sont nombreux. Jean-Michel et Serge veulent montrer toute la richesse du site. « A l’intérieur des Cinq Tailles, il y a des chevreuils, des foulques, des cygnes, des chauves-souris, des vaches Highland Cattle et aussi des écureuils. Justement, regardez là-haut dans cet arbre. » Toute la petite troupe lève la tète et peut admirer le petit rongeur sauter gracieusement d’arbre en arbre.

Jean-Michel explique aussi l’histoire du site : « Les Cinq Tailles sont installés sur un ancien bassin de décantation de la sucrerie Beghin Say. Après sa fermeture, le Département du Nord s’est porté acquéreur du site en juin 2001. Son but était de maintenir et développer la diversité des espèces sauvages. » Avec tous les aménagements et la diversité actuelle des espèces sur le site, le Département a réussi son action.

Attention aux crapauds

Une fois à l’observatoire, pendant que Jean-Michel donne des explications précises sur les oiseaux présents, Serge installe les lunettes ornithologiques. A tour de rôle, chacun pourra y mettre son œil pour observer les animaux dans leur milieu naturel. Un moment magique, si près des oiseaux que nous rentrons dans leur intimité.

Et ce n’est que le premier observatoire visité. Entre chaque, Jean-Michel décrit passionnément les oiseaux rencontrés sur le sentier : « C’est une sitelle. Elle est facilement reconnaissable car elle ressemble à une souris bleue qui se déplace à l’envers sur un arbre. » Et attention à ne pas « écraser les crapauds sur le sentier, ajoute le bénévole. Ils sont en période migratoire. » Ouf, à quelques secondes près, l’un d’eux rencontrait ma semelle…

Après trois heures de déambulation dans la forêt, la sortie nature se termine. Retour au parking toujours en scrutant le moindre mouvement dans la forêt. Un petit rouge-gorge siffle comme pour nous dire au revoir. Le doux chant des oiseaux n’est lui pas près de nous quitter.

Rémi SINIARSKI
(Texte & Photo)

 

Au cœur du marché de Wazemmes

Imprimer PDF

Lille et sa Grand Place, son beffroi, sa vie étudiante, ses multiples musées. Mais que serait la capitale du Nord sans son célèbre marché de Wazemmes ? Voyage au sein du plus emblématique des marchés lillois.

Fruits et légumes font le bonheur des clients.

Une douce brise se mêle aux chauds rayons du soleil en ce dimanche matin : le temps est idéal pour déambuler entre les étales du très typique marché de Wazemmes. L’odeur des fleurs titille en premier les narines des milliers de visiteurs. Les tulipes et les roses s’arrachent à des sommes dérisoires. Et pour cause, la concurrence est rude, les multiples fleuristes bradent leur prix pour tenter de vider leurs stocks. « Allez, je vous fais ce bouquet à 5€ au lieu de 7 », offre un vendeur à une jeune cliente. Les portefeuilles s’ouvrent, les pièces s’échangent sous le regard curieux d’un enfant léchant une sucette rouge.

Très pittoresque, le marché accueille un peu plus d'un demi-millier de commerces qui se regroupent sur la place de la Nouvelle Aventure. D'un côté, le vaste marché couvert ouvrant ses portes toute la semaine. A la base connue pour être la plus animée des guinguettes lilloises, les Halles, rénovées en 2004, n’ont perdu ni de leur charme ni de leur énergie. « C’est la première fois que je viens ici, je suis en week-end dans la région et une amie m’a conseillé de faire un tour au marché de Wazemmes. Je suis ravi et repars avec plein de bonnes choses à manger », révèle un Belge plein d’entrain.

A l'extérieur, ce sont toutes les cuisines du monde qui sont réunies. Produits français ou étrangers,  textiles et tissus, il est impossible de ne pas se laisser tenter et de repartir les mains vides. Entre olives juteuses, poulets rôtis, thé à la menthe et l’irrésistible arôme des fraises mûres, le choix est difficile à faire.

Un véritable festival de couleurs

Un joyeux bazar où les poissonneries, fromageries, boulangeries cohabitent avec des spécialités du monde entier. Surprenant et cosmopolite, le marché de Wazemmes cultive depuis toujours une atmosphère exotique et dépaysante. Plus on s’enfonce dans les allées du plus grand marché du Nord de l’Europe, plus on s’imprègne de l’ambiance animée. Les tables se succèdent et varient rappelant parfois les souks du Maghreb. Alors même si l’on piétine un peu, on se prend au jeu, on flâne, on interpelle les marchands et on découvre de véritables trésors, parfois surprenants.

Ici, une vieille malle en parfait état, là des tapis poussiéreux pouvant conduire au pays des mille et une nuits ou encore des petits soldats de plomb : une véritable caverne d’Ali Baba. Et soudain, sans crier gare, alors qu’on ne s’y attendait pas, on marchande avec l’un des commerçants pour des fruits. « Je m’installe ici tous les dimanches depuis 38 ans déjà », s’exclame André, fleuriste. Les vendeurs hèlent les passants en leur proposant de goûter leurs produits. « J’aime tellement cette ambiance, confie gaiement une passante. Je viens régulièrement acheter mes fruits et légumes ici ».

Dans cette cacophonie, un homme seul assis en plein milieu de la rue. Au début, impossible de le remarquer, mais lorsque l’on s’approche, on est subjugué par la douce mélodie de son violon. Un véritable contraste entre cette improbable incantation et le brouhaha qui l’entoure. Les bras chargés de victuailles, les badauds vident peu à peu les allées et ses étals colorés qui participent au charme de ce marché devenu incontournable.

Julie JANUS
(Texte et Photo)

 

Deux jours dans la peau d’un étudiant HEI

Imprimer PDF

Chaque année depuis six ans, HEI ouvre ses portes pendant deux jours aux lycéens scientifiques de la France entière. Le but de ce projet est simple : permettre aux lycéens issus d’une terminale scientifique de découvrir le domaine de l’ingénierie en se mettant dans la peau d’un étudiant de l’école.

Les lycéens de la journée « opération essai » suivent une conférence sur les métiers de l’ingénierie.

Le 28 février, une soixantaine d’adolescents déambulent bruyamment dans les rues du quartier Vauban à Lille. Le rendez-vous est fixé dans un des halls principaux de l’école. Un à un, les jeunes franchissent le seuil de l’établissement. Des lycéens sont venus de toute la France pour participer à « l’opération essai » organisée par HEI. Certains sont venus accompagnés de leurs camarades de classe, d’autres comme Quentin, ont préféré vivre cette aventure seul : « Je ne suis pas déçu de cette opération, cela nous donne un aperçu de ce que sera notre vie dans un an. »

Il est 14h lorsque Madame Capelin, une enseignante de HEI, arrive pour tenir une conférence sur les métiers de l’ingénierie. Dans une cacophonie générale, les scientifiques en herbe se pressent dans l’amphithéâtre en prenant soin de s’installer dans le fond de la salle… Sans doute un réflexe du lycée. Parmi le brouhaha, on distingue quelques marques de frustration et d’empressement : « J’espère que ça ne saura pas trop long… » Ou encore : « Je préfère la pratique ! »

Le vacarme a laissé place au silence. Un dernier coup d’œil sur le téléphone portable et les élèves sont maintenant prêts. D’un œil attentif, l’assemblée fixe l’enseignante, qui entame son discours par une piqûre de rappel historique sur les métiers de l’ingénierie. Suit une présentation sur le rôle de l’ingénieur 2.0. « Ce que l’on attend de vous, c’est que vous résolviez des problèmes », conclut Madame Capelin.

HEI : le choix d’une formation généraliste

« A cet âge, c’est très dur de savoir ce que l’on veut faire », annonce Sylvie Carpentier, chargée de communication à HEI. En entrant dans la célèbre école lilloise, les élèves ont un choix très large de secteurs professionnels : naval, aéronautique, ferroviaire et bien d’autres. « HEI est une école d’ingénieur généraliste qui propose aux étudiants d’acquérir des compétences globales afin d’être polyvalents dès la sortie de l’école. Cela permet ainsi aux élèves indécis sur leur choix d’orientation de ne pas faire d’erreur en choisissant une formation généraliste. »

Fin de la conférence. La troupe se dirige d’un pas assuré vers le bâtiment principal. L’endroit leur semble familier et pour cause : cela fait déjà deux jours qu’ils se prêtent au jeu de l’étudiant scientifique. Chimie, informatique, BTP, ces différentes matières non plus de secret pour ces élèves de terminale S, qui suivent des cours pratiques construits sur-mesure.

L’organisation est d’une rigueur imparable. Tout a été pensé pour permettre au lycéen de trouver ses repères. « Durant l’opération, nous leur offrons les petits-déjeuners et les goûters. Le soir, ils vont dîner en ville avec des étudiants HEI », ajoute Madame Carpentier.

L’objectif est atteint. L’apprenti ingénieur se détend dans la cafeteria et semble déjà conquis. Les étudiants de HEI sont arrivés pour encadrer la fin de journée. Après un dernier cours de chimie qui clôturera cette « opération essai » réussie.

Chloé WYREMBLEWSKI
(Texte & Photo)

 

Des solutions qui tombent à pic !

Imprimer PDF

Vous avez des difficultés pour trouver un logement, une colocation, un job étudiant ou du mobilier ? La plateforme campusvauban.tombapik.com peut être la solution. L’Université Catholique de Lille est la première den France à y avoir souscrit. Ce sont deux jeunes diplômés de l’IESEG qui l’ont lancée en juillet 2009 alors qu’ils étaient étudiants en quatrième année. Alexandre Gendrier et Guillaume Fourdinier ont créé la première plateforme de vie étudiante qui permet de consulter des annonces liées aux problématiques du quotidien.

Plus de 40.000 annonces de logements et de colocations sont publiées sur la plateforme Tombapik.

Les deux jeunes entrepreneurs de 24 ans, Alexandre Gendrier et Guillaume Fourdinier, ont constaté pendant leurs études à l’IESEG de nombreuses problèmes liés au logement, à la colocation, au job étudiant, au moyen de transport, au mobilier, à l’électroménager, etc. « On a expérimenté le fait que la vie étudiante devenait de plus en plus complexe parce que les étudiants sont de plus en plus mobiles, il y a de plus en plus d’échanges, de stages, de césures, d’étudiants internationaux qui arrivent », explique Guillaume Fourdinier, le cofondateur de Tompapik. Ainsi, les deux associés ont décidé de « créer un esprit de communauté dans les écoles et universités qui permettent à tous les étudiants, aux particuliers, aux anciens élèves, aux parents d’élèves, aux enseignants, etc., de se lier pour se soutenir à ce niveau là et publier des annonces quand ils quittent leur logement ».

La plateforme met également à disposition des étudiants d’autres types d’annonces, comme les jobs étudiants. Pour Guillaume Fourdinier, des difficultés sont aussi présentes pour trouver un petit boulot : « Ce n’est pas forcément facile de trouver, pourtant, beaucoup de particuliers souhaitent proposer des gardes d’enfants, des cours à domicile, mais la mise en relation n’est pas faite aujourd’hui. »

Plusieurs avantages s’offrent aux utilisateurs. Le service est gratuit et sécurisé, les annonces sont relues donc il n’y a aucune arnaque possible et elles sont régulièrement mises à jour. De plus, les étudiants ont accès à des annonces qui leur sont réservées car elles sont peu diffusées.

« La base la plus pertinente pour l’étudiant »

L’objectif des créateurs de Tombapik est de jouer sur le côté réseau de l’Université Catholique de Lille. « On centralise toutes les annonces des particuliers, du réseau des parents, des anciens élèves… Si l’étudiant n’a pas trouvé dans ce réseau, il peut encore aller chercher dans le contenu d’autres sites Internet tels que la voix-immo ou se loger, que l’on centralise après. Cela est valable pour le logement, pour les jobs, le mobilier… Ainsi, on se retrouve avec la base la plus pertinente pour l’étudiant. On ne peut pas trouver ça ailleurs », s’enthousiasme Guillaume Fourdinier.

Un autre atout de la plateforme peut également séduire les étudiants. « Si l’étudiant se rend en stage à Paris ou à Toulouse, il trouvera un logement dans ces deux villes sur campusvauban.tombapik puisque nous travaillons avec d’autres établissements dans d’autres villes. » Les deux créateurs souhaitent développer la plateforme dans l’ensemble des universités et écoles de France et continuer de créer des campus virtuels dans chaque établissement.

Estelle KREMPP
(Texte & Photo)

www.campusvauban.tombapik.com

 

Gecco, ambassadeur du développement durable

Imprimer PDF

Basée à Seclin, Gecco est une entreprise solidaire qui recycle l’huile de friture. Rencontre avec Julien Pilette, un patron empreint des valeurs sociales et écologiques.

Julien Pilette, un entrepreneur responsable.

Vous ne vous êtes probablement jamais demandé ce qu’il advenait de votre huile de friture usagée. Pourtant, elle s’offre parfois une seconde vie, grâce à des hommes comme Julien Pilette, fondateur de l’entreprise Gecco, spécialisée dans la collecte et le recyclage des huiles de friture. C’est lorsqu’il était encore étudiant à l’Ecole Universitaire de Management (IAE) en master de gestion que ce jeune entrepreneur a eu l’idée de créer Gecco. Un ami dont les parents étaient garagistes lui explique alors que les voitures peuvent rouler avec de l’huile alimentaire dans les moteurs. Dès lors, les deux hommes élaborent des plans et murissent leur projet. A la sortie des études, Julien Pilette franchit le pas en créant son entreprise, en 2007.

Une collecte écologique

Depuis le 1er janvier 2010, le recyclage est une obligation imposée aux restaurateurs. L’entreprise se démarque néanmoins par une façon originale de collecter l’huile : « Nous procédons différemment par rapport aux entreprises plus grosses que la nôtre sur le marché. On se considère un peu comme un service public. » A Lille, la collecte s’effectue gratuitement, à l’aide de deux vélos triporteurs. « C’est certes plus long que d’utiliser un camion, mais ça permet de créer plus d’emplois et c’est écologique. On récupère ainsi environ trois tonnes par mois de cette manière. »

Sans chercher à s’accaparer à tout prix les parts de marché sur la métropole, Gecco a tout de même fait son trou en cinq ans d’existence et rencontre un certain succès auprès des petites enseignes grâce au bouche à oreille : « Avant tout, ce sont les restaurateurs qui s’adressent à nous, des friteries, des brasseries et des cantines scolaires mais aussi des déchèteries. Nous couvrons surtout la métropole lilloise mais aussi le reste du Nord-Pas-de-Calais et la Picardie. Au total on récupère l’huile de 1.500 restaurants, soit 220 tonnes en 2011. »

Valoriser l’emploi

Gecco fait partie du réseau des entreprises solidaires, dont la philosophie n’est pas de faire du profit à tout prix mais de placer l’homme au cœur des projets. Le chef d’entreprise, qui emploie six salariés dénonce « le capitalisme actuel, dont l’objectif est de faire du business alors que l’argent est normalement un moyen et non une fin ».

Les profits réalisés par l’entreprise vont avant tout au bénéfice des salariés. Julien Pilette regrette « qu’on ne s’intéresse pas aujourd’hui suffisamment à la qualité des emplois et à ce qu’ils génèrent.  Notre approche est peut-être naïve, mais on y met des valeurs, tout simplement. »

Une entreprise aux multiples palettes

Après la collecte, le plus gros du travail reste à faire. Il est impossible de réutiliser l’huile sans l’avoir traitée au préalable : « Une fois qu’on l’a récupérée, un de nos partenaires en Belgique nettoie l’huile en retirant les frites et l’eau pour obtenir une matière première exploitable. Nous ne récoltons pas assez pour la traiter nous-mêmes. »

Gecco ne dépend pas uniquement de la collecte de l’huile pour se développer. Cette entreprise écologique fabrique ainsi différents produits, en particulier des lubrifiants mécaniques. « On essaie de monter en Ardèche une filière d’huile de chaîne de tronçonneuse, récoltée, traitée et revendue localement. » Des appareils de filtrage, destinés aux restaurateurs, ont été mis au point afin d’exploiter l’huile plus longtemps « pour réduire le déchet à la source ». Enfin, Gecco Management, une branche parallèle, promulgue aux entreprises intéressées des conseils de qualité et de sécurité en matière de développement durable.

La recherche, pour améliorer le biodiesel

Gecco a également un pied dans la recherche en lien avec les agro-carburants. Un thème qui est cher à Julien Pilette, qui voit en l’huile alimentaire un déchet à mettre en valeur dans un contexte de crise du pétrole.  « C’est à nous de trouver une solution intelligente. En recyclant l’huile, on rend service à la société. On travaille pour développer du biodiesel avec de nouvelles méthodes, afin d’optimiser la combustion dans les moteurs et obtenir un meilleur rendement. »

En effet, l’huile n’est pas un combustible aussi efficace que les carburants traditionnels et pose des problèmes quand les températures sont basses : « Quand il fait froid les moteurs ont du mal à démarrer. C’est pourquoi nous essayons d’améliorer ça, avec le soutien du Laboratoire de l’Université de Sciences et Technologies de Lille 1. » Gecco montre une nouvelle voie, celle où il est possible d’allier écologie, solidarité et emploi.

William GALLEZ et David RIVIERE
(Texte & Photo)

 

Zoom sur la macrophotographie

Imprimer PDF

Qui n’a jamais eu envie de prendre le bus magique pour explorer l’infiniment petit ? Le muséum d’histoire naturelle de Lille permet à chacun de s’y croire en  faisant l’expérience de la macrophotographie au travers de son exposition Zoom, qui se tient jusqu’au 20 mai.

Pour tous les âges, l'immersion est totale et surprenante.

La macrophotographie, qu’est-ce que c’est ? La prise de vue d’objets, d’insectes, d’animaux et bien d’autres choses encore, et qui révèle des détails que notre œil ne saurait voir de prime abord. Soit la photo d’une vision microscopique assez inhabituelle. Et cela tombe bien, puisque l’exposition Zoom offre à tous les curieux l’expérience de cette vision du monde très particulière.

Le photographe naturaliste Gilles Martin a prêté ses œuvres pour l’occasion, tirées en grand format pour que chacun puisse profiter de l’expérience. Ses photos ainsi agrandies, le spectateur se sent presque petit face à un crapaud qui le fixe obstinément, ou encore à une mante religieuse qui déploie ses pattes. Certaines vues confinent parfois à de l’art abstrait, tant les photographies de Gilles Martin plongent au cœur du sujet, parfois au sein d’une explosion de couleurs et de formes sans précédent.

« C’est la première fois que l’on présente ce type de photos »

Et pour que l’expérience soit encore plus immersive, le muséum d’histoire naturelle propose des manipulations pour petits et grands autour de plusieurs microscopes et de loupes binoculaires. Sur les lamelles, des échantillons aussi variés qu’un poil de mygale, une aile d’insecte, jusqu’à des acariens mangeurs de croûte de fromage, bien vivants et s’agitant furieusement sous la lentille.

Une expérience saisissante qui permet d’effectuer un pas supplémentaire dans le monde du microscopique. Attention toutefois : cette activité n’est proposée que le mercredi, le dimanche, et lors des vacances scolaires, de 14h30 à 16h, en compagnie d’un animateur.

Au final, chacun peut s’imaginer évoluer durant un temps parmi les insectes et les lézards, à leur échelle. « C’est la première fois que l’on présente ce type de photos », explique avec satisfaction une employée du muséum, consciente que le thème de la macrophotographie attire les foules. Et pour une première expérience dans le domaine, Zoom mène rondement les opérations. De quoi s’ouvrir à de nouveaux horizons… au ras des pâquerettes.

Jessica GENETEL
(Texte & Photo)

 

Lille commémore la fin de la guerre d’Algérie

Imprimer PDF

La cérémonie départementale de commémoration du 50e anniversaire du cessez-le-feu du 19 mars 1962 a rassemblé du monde à Lille. Avec la volonté d’adresser un  message d'espoir et de paix.

La main dans la main, comme sur le front, Jean-Marie Linne, président départemental de la FNACA, et un membre de la famille des Harkis rallument la flamme du soldat inconnu

Une voix déchire le silence au monument aux morts, place Rihour, ce lundi 19 mars. « Récipiendaires, rejoignez votre emplacement », commande le maître des cérémonies. Lille vit, comme partout en France, le 50e anniversaire du cessez-le-feu de la guerre d'Algérie. De la place du Général de Gaulle, les anciens combattants rejoignent le lieu de la cérémonie départementale. Les élus suivent les porte-drapeaux, ouvrant un cortège d'une foule replongée dans les années 60.

Des adhérents de la Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie-Maroc et Tunisie (FNACA) reçoivent des médailles. Une reconnaissance de leurs initiatives courageuses durant cette période éprouvante. Des lectures mémorielles font revivre les voix de ces personnages illustres. L'extrait du texte Général Ailleret reste emblématique. Le 18 mars 1962, le Gouvernement français et le Gouvernement provisoire de la République algérien décrètent la fin des hostilités. « A toutes les forces de l'ordre, ce cessez-le-feu met fin à toute sorte de combat », clamait le Commandant en chef en Algérie au lendemain des Accords d’Evian.

Double objectif de la célébration : message et démonstration

Le Comité  départemental rappelle que le cessez-le-feu met fin à dix ans de guerre en Afrique du Nord. 30.000 militaires dont 971 natifs du département y laissent la vie. La date est chargée de sens : la France n'est pas en guerre pour la première fois. Aujourd'hui encore, la France est épargnée des troubles alors que la guerre sévit dans beaucoup de régions. « Nous voulons dire aux jeunes générations combien la paix est un bien inestimable. Et elle appelle la vigilance. Nous apportons un message de paix et d'espoir », affirme le représentant du Comité départemental.

Les anciens combattants avouent également un autre but à cette célébration. Ils se rassemblent en nombre pour démontrer que le 19 mars est la seule date historique à officialiser. Les responsables nationaux de la FNACA évoquent le récent sondage IFOP pour expliquer qu'ils sont en parfait accord avec les Français. Au mois de janvier, ils étaient 81% à souhaiter que ce soit le 19 mars qui soit retenu pour commémorer la fin de la guerre d’Algérie.

« Une partie des Pieds noirs (Français habitant en Algérie au moment des faits) refusent la proposition parce qu'il y a eu encore des morts après cette date. Les Harkis qui ont été tués, accusés d'être des traîtres par leurs frères algériens, voient en cette date le début de leur calvaire. Mais il reste que ce cessez-le-feu marque la fin des atrocités à grande échelle », reconnaît Jean-Luc Lemant, trésorier départemental et secrétaire national de la FNACA. 50 ans plus tard, dépasser les souffrances individuelles reste un défi de taille.

Emmanuel NKURUNZIZA
(Texte & Photo)

Mise à jour le Mardi, 27 Mars 2012 15:34
 

L’Atelier Confiture : les fruits avant tout

Imprimer PDF

La confiture, c’est un peu la douceur à la française qui nous accompagne tous les jours du petit-déjeuner au goûter, et même dans nos recettes salées. Pour trouver son bonheur parmi une multitude de saveurs et de combinaisons, l’Atelier Confiture, basé à Templeuve, se sert des fruits de l’imagination culinaire pour élaborer une création artisanale personnalisée.

A l'Atelier Confiture, Anne Buisine propose plus 80 sortes de confitures.

Créée en 2007, cette petite entreprise propose un choix multiple de confitures, toutes plus originales les unes que les autres. « Nous avons plus de 200 références et 80 recettes avec 70 % de fruits », explique Anne Buisine, gérante de l’Atelier Confiture. « La fabrication des produits est garantie "fait-main" afin de préserver le bon goût, la bonne texture et la couleur des fruits. » 

Cinq ans auparavant, cette ancienne contrôleuse de gestion dans un grand magasin de distribution de la région décide de chambouler sa vie. « J'ai étudié la faisabilité du projet, établi un business plan et puis je me suis lancée. Hormis le produit, cela reste aussi de la gestion d’entreprise donc le cœur de mon métier. »

« Il faut compter une dizaine d’heures de travail pour l’élaboration d’une confiture »

Aujourd’hui, cette maman de 45 ans fabrique et vend ses produits à des commerces de proximité (boulangeries, traiteurs, etc.) ainsi que pour une chaîne de magasin plus importante, Sens et Sens.  « J’ai une implantation nationale puisque je livre partout en  France, parfois à l’étranger en Belgique ou en Espagne mais ma clientèle est essentiellement locale. »

En qualité d’artisan moderne, Anne a su aussi se mettre en valeur sur Internet : « Être sur la toile, c’est indispensable aujourd’hui. Même si ce n’est pas mon principal créneau de distribution, il s’agit d’une vitrine virtuelle nécessaire. »

Lauréate du Réseau Entreprendre en 2008, Anne confie que les « produits très riches en fruits » marchent bien. Sa fraise pétale de rose reste la confiture la plus demandée. « Il faut compter une dizaine d’heures de travail pour l’élaboration d’une confiture car il faut tester les cuissons, le temps de préparation et les combinaisons. »

Des ateliers de cuisine également proposés

Si Anne a ouvert son magasin pour « être plus proche de ses clients », c’est aussi pour leur proposer des ateliers de cuisine. « Nous avons un ancien chef pâtissier professionnel, Philippe Watine, d’une trentaine d’années d’expérience, qui partage son savoir-faire depuis un an. » Du fruit à la délicieuse confiture, chaque étape de la transformation est détaillée et expliquée avec toute la précision et le savoir-faire du maître des lieux.

Ces ateliers culinaires durent deux heures, et sont centrés autour de recettes sucrées. Pain, pâtisserie, viennoiseries, glace, cocktail, verrines prennent forment pour le bonheur de tous… Et chacun repart avec ce qu’il a élaboré et un pot de confiture bien entendu. Ses projets futurs : monter une chaîne de magasins franchisés avec le même concept.

En attendant, pas de doute, nos papilles se souviendront longtemps de ces confitures dignes de nos grands-mères.

David RIVIERE
(Texte - Photo : Jessica GENETEL)

L'Atelier Confiture, 9 rue de Roubaix à Templeuve. Ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h30 et de 15h à 19h. Le dimanche de 10h à 12h. Renseignements, tarifs et réservations pour les ateliers au  03.20.59.95.62 ou sur le site www.atelier-confiture.com

 

Objectif atteint pour le carnaval des Bois Blancs

Imprimer PDF

Le quartier des Bois Blancs, à Lille, était en fleurs et en couleur ce samedi 17 mars. Enfants et adultes avaient sorti les costumes pour vivre leur carnaval. Un rendez-vous qui atteste la solidarité d’un quartier en dépit des différences.

« Bébé Camoule », le géant du quartier, vit le carnaval avec les habitants au grand bonheur des enfants.

Les Bois Blancs connaissent un réveil particulier ce samedi 17 mars. La journée de ce quartier de Lille commence par un mouvement inhabituel dans les rues. Des musiciens font gronder des instruments insolites. La population arbore des costumes inaccoutumés. Les géants du quartier, comme « Bébé Camoule », trônent sur les cortèges. Les rues s'émerveillent des cris enchantés et des rires des enfants. C'est le carnaval. Le quartier vit.

L'orchestre « Brigade des Tubes » se partage en deux groupes. Ces derniers accompagnent les cortèges venant du nord et du sud. Leur rassemblement, à l'espace Saint-Charles, devient électrique. Les musiciens réunis enflamment les participants. Ils exécutent Funk 1, Alabama Song... « On n'a pas de morceaux particuliers au carnaval. On pioche dans notre répertoire. C'est par ailleurs ce qu'on fait lors des autres manifestations que nous animons », affirment en chœur Spriez et Olivier, membres de l'orchestre.

Se retrouver dans une ambiance festive

« Le carnaval, fête traditionnelle du Nord, est plutôt un prétexte. L'objectif principal est la rencontre dans une ambiance festive. Et le carnaval fait l'affaire car il ramène du monde dans les rues du quartier », confie Akim Oural, président du conseil de quartier. Malgré la diversité caractérisant le quartier, les gens ont une convergence. Les Bois Blancs sont un quartier solidaire. La préparation de cette journée l'a démontré. Les différentes familles, les parents et les enfants ont fabriqué les costumes ensemble.

Les habitants ont bien compris que la diversité est une chance. Les origines culturelles ou sociales ne sont pas un obstacle. Elles sont une richesse de plus explorée dans le quartier. La forte participation au carnaval prouve que les gens adhèrent de plus en plus à la mixité sociale, selon Akim Oural. Et cette diversité va encore s'accentuer d’après lui. Entre 2012 et 2015, 1.000 logements seront construits en plus de ceux déjà achevés.

« Dans six ans, le quartier accueillera 3.000 habitants. Il faudra bien intégrer ces nouveaux qui seront contents de trouver un quartier vivant », confesse-t-il le sourire aux lèvres. Le carnaval comme les autres rencontres constituent, sans aucun doute, un entraînement efficace.

Emmanuel NKURUNZIZA
(Texte & Photo)

 

En vert et pour tous !

Imprimer PDF

Le 17 mars est un jour de fête pour tous les Anglo-Saxons. Ce jour-là, on célèbre la St Patrick, patron de l’Irlande. L’occasion pour les originaires du pays du trèfle à quatre feuilles de porter fièrement leurs couleurs.

En attendant le défilé, la foule se met au vert !

Que l’on soit Irlandais, de nationalité ou de naissance, ou simple amateur de musique celtique qui se réclame « Irlandais pour un jour », la St Patrick est l’occasion de se mettre au vert. Au sens propre. Dans les rues de Londres, on peut voir la vie en vert : drapeaux tricolores (vert, blanc, orange), ballons couleur vert prairie ou encore déguisement du Leprechaun reconnaissable grâce à son grand chapeau et son pot rempli de pièces d’or, la St Patrick est faite pour tous.

Chaque année, la capitale anglaise organise une parade dans laquelle les associations irlandaises et les services publics (la brigade des pompiers, gardiens de prisons, soldats, la Direction départementale de l’équipement anglaise) défilent dans les artères de la ville allant de Green Park à Trafalgar Square en passant par les incontournables Piccadilly Circus et Regent Street. Aux alentours de midi heure locale, le feu vert est donné : des joueurs de cornemuse accompagnent un rassemblement de tracteurs et des bus décorés sur lesquels des musiciens aux accents très prononcés et des danseurs animent la parade.

Un rassemblement multiculturel

Le défilé accueille aussi des groupes insolites comme des troupes de danseurs brésiliens ou provenant d’Amérique du Sud. Au final, cette parade rassemble 32 pays pour un mélange parfois hétéroclite mais assurément multiculturel !

Après la manifestation festive, on peut assister à un concert de musique traditionnelle et danser aux sons des violons, cornemuses, flutes, harpes et autres banjos à Trafalgar Square juste devant la National Gallery.

Enfin que serait la fête de la St Patrick sans les inévitables pubs irlandais. Partout dans la ville, les pintes se remplissent de bière et l’on se réunit pour chanter et danser joyeusement pour rendre hommage à ce saint qui amena la religion chrétienne sur l’île émeraude.

Johanna VANHOUTTE
(Texte & Photo)

 

Le Métaphone, nouveau cœur culturel du bassin minier

Imprimer PDF

Jean-Pierre Corbisez, président de la Communauté d’Agglomération Hénin-Carvin (CAHC) et maire de Oignies, a accepté de répondre à nos questions sur le Métaphone. Un projet culturel pour développer la culture musicale dans le bassin minier mais aussi un vecteur d’emploi dans un espace encore en difficulté.

Jean-Pierre Corbisez, président de la CAHC et maire de Oignies.

Pouvez-vous nous raconter la genèse du projet du Métaphone ?

Au départ, après la fermeture de la mine en 1990, les bâtiments devaient être rasés. Mais le 9-9 bis a ensuite été classé monument historique en 1994 et le district en est devenu propriétaire en 1995. Comme il fallait valoriser le site, nous avons lancé une consultation au début des années 2000 pour savoir quoi en faire. Les trois autres sites miniers avaient chacun leur thématique, Lewarde, le côté historique, Wallers-Arenberg, le cinéma et Loos-en-Gohelle était tournée sur le développement durable. Pour le 9-9bis, c’est finalement la musique qui a été retenue. Le Métaphone doit ouvrir début 2013. La structure en béton est déjà terminée il ne reste à faire que l’aménagement intérieur.

Pourquoi avoir choisi la musique ?

La musique a toujours été importante pour les villes minières, quelques-unes ont même deux harmonies municipales. Certains jeunes veulent tenter l’aventure du conservatoire, mais il manquait un petit plus pour les aider à y accéder. En attendant, on fait de la formation à la musique dans les écoles avec sept ou huit intervenants musicaux sur l’agglomération.  A terme, ils seront basés au Métaphone qui servira d’antichambre aux écoles de musique, en étant ouvert à tous.

A quoi cela ressemblera-t-il concrètement ?

Au début, on voulait faire en sorte qu’il soit à moitié enterré derrière les chevalements, un peu comme les amphithéâtres gréco-romains mais ce n’était pas possible à réaliser à cause de la nappe phréatique. Finalement c’est le projet du groupe Herault-Arnod qui proposait une salle de concert classique en béton qui a été retenu. Avec néanmoins une spécificité, une « peau métallique » imaginée par l’ingénieur acousticien Louis Dandrel qui produit des sons grâce à des impulsions. Le Métaphone, c’est une grande salle de concert avec des plaques métalliques sonores, à l’image d’un xylophone qui aurait une fonction de carillon moderne. C’est unique au monde.

Le Métaphone sera aussi une salle de spectacle…

Oui, il manquait dans le secteur une salle de consommation musicale et culturelle un peu plus grande que celles dont disposent les municipalités. On ne cherche pas à rivaliser avec des lieux comme Gayant expo à Douai, l’Arena de Liévin ou même le Zénith de Lille, ça aurait été de la concurrence inutile de faire une très grande salle de concert de 5.000 ou 6.000 places. Et nous n’avions pas les moyens financiers de le faire. Nous avons alors décidé de faire une salle intermédiaire, avec une limite de 1.000 places debout.

Le Métaphone sera-t-il un endroit clé pour l’emploi dans l’agglomération ?

Oui un peu, après tout, les entreprises de Delta 3 cherchent à recruter au plus près. Le site est dédié au tourisme industriel, à la pratique et à la consommation musicale. Ça nous coûte cher, entre deux millions et deux millions et demi de coût de fonctionnement. Pour équilibrer les comptes, on a besoin de mettre de l’économique en face, avec la création d’un premier bâtiment tertiaire, nous allons louer 7.000 m² supplémentaires et ouvrir une crèche. A la demande des entreprises de Delta 3, une résidence hôtelière est prévue, et le 9-9 bis est désormais desservi par les bus. Le Métaphone, qui ne servirait que le soir ou le week-end pour les activités culturelles, pourrait servir le reste du temps comme salle de réunion pour les séminaires et les assemblées générales. A terme, plus de 20 personnes pourraient y travailler.

Des liens sont-ils prévus avec le Louvre-Lens ?

Oui bien sûr. On sait très bien que les touristes étrangers qui viennent visiter les châteaux de la Loire le font sur la journée avant de repartir sur Paris et ça risque d’être pareil pour notre région. Pour essayer de les maintenir, des hôtels sont en construction autour de Lens. Mais le soir, hormis sur Lille, il manque d’animations dans l’ensemble de la région. Or, le 9-9 bis est bien placé en bordure d’autoroute et pourrait servir pour attirer les touristes le soir, après qu’ils aient visité le Louvre. Nous sommes aussi en contact avec la préfecture de région pour installer des panneaux signalétiques afin que les touristes venant d’Europe du Nord s’arrêtent ici lorsqu’ils partent en vacances. Une fois le Métaphone terminé, on espère une fréquentation de 100.000 à 200.000 personnes par an.

Quelles catégories d’artistes prévoyez-vous d’inviter pour des concerts ?

Aussi bien des artistes de niche que des artistes grand public. La productrice du Main Square Festival d’Arras a manifesté son intérêt pour nous amener quatre ou cinq concerts d’artistes connus qui aimeraient faire des concerts plus intimistes que ce que peuvent offrir les grandes salles. Pourquoi ne pas faire venir Jean-Michel Jarre ou des pièces de théâtre aussi, le théâtre patoisant, ça attire du monde. Une fois j’ai invité Les Tréteaux de L'Impasse à Oignies, ma salle des fêtes était pleine à craquer. Mais globalement il reste un gros travail de fond à mener dans ce territoire concernant l’apprentissage de la culture.

Que pensent les habitants de Oignies et les anciens mineurs de l’évolution du site ?

Je pense que les anciens mineurs sont fiers de ce que le site est devenu, qu’il soit encore vivant. Ils ne voulaient pas qu’il reste amorphe. La salle est en train de sortir de terre, et les gens commencent à venir voir. Derrière on espère attirer les tour-opérateurs sur Oignies grâce à la Fosse 2 et au centre ferroviaire Denis Papin. Il y a tout un circuit à monter. Au final c’est une belle histoire et une boucle qui s’est bouclée : on a découvert le charbon à Oignies au milieu du XIXe siècle et l’exploitation dans le Nord-Pas-de-Calais s’est achevée au même endroit, le Métaphone ainsi que la plateforme Delta 3 permettront un renouveau non seulement culturel, mais aussi économique.

Propos recueillis par William GALLEZ
(Texte & Photo)

 

Show cacao

Imprimer PDF

A l’occasion du salon du chocolat, les visiteurs ont pu découvrir une expérience gourmande, culturelle et festive mais aussi un aperçu du métier d’artisan-chocolatier, qui exige rigueur et passion.

L’artisan-chocolatier fait toujours recette.

Le Salon du Chocolat est devenu le rendez-vous incontournable de tous les acteurs régionaux, leur offrant une tribune unique pour présenter leur créativité et leur dynamisme économique. Guy Pecqueur est dans la chocolaterie depuis très longtemps, chez lui, c’est de père en fils. Invité à l’origine sur les salons pour présenter ses moules, ce quinquagénaire en est rapidement arrivé à exposer ses créations, pour la chocolaterie Le Dolmen.

Faire les salons reste un exercice difficile comme nous l’explique cet artisan chocolatier : « Ça demande énormément  de travail. Dès le matin à 5h40 je suis au laboratoire, à 8h on arrive sur le salon pour préparer notre étalage, et le soir on doit à nouveau faire du chocolat pour ne pas tomber à cours le lendemain. Il Faut retrousser ses manches, c’est très fatigant. »

Mais un tel effort est nécessaire pour obtenir un bon chocolat : « J’ose dire que ma sélection de chocolats est irréprochable au niveau des goûts. » Le travail bien fait est une valeur pour Guy Pecqueur, mais une bonne ambiance est aussi nécessaire, lui qui « préfère les salons de taille moyenne, même s’il n’y a pas de petits salons, tous sont importants. Celui de Lille est très bien organisé. »

Des cours de cuisine par l’atelier des chefs

Les papilles en alerte, les arômes qui envahissent les allées, le salon du chocolat est aussi l’occasion pour les visiteurs de participer à des cours de cuisine. « Le cupcake chocolat et fruit est un pur délice », raconte Céline, venue par hasard.

En revanche, côté stands, le stress est de mise pour les apprentis pâtissiers : « Il y a beaucoup de monde, on essaie de faire abstraction car la préparation du chocolat demande une grande concentration même  si c’est toujours un plaisir de voir le regard du public conquis », témoigne Aurélien. En effet, malgré l’ambiance festive, les exposants cherchent tout de même à se démarquer vis-à-vis des stands voisins.

De New York à Pékin en passant par Paris

Le Comptoir du Cacao est spécialisé dans les pralines et feuilletés. « Nous avons été primé deux fois au salon du chocolat de Paris grâce à eux », explique Fabien. Le Comptoir du Cacao est une petite structure employant une dizaine de personnes, mais cela ne l’empêche pas d’être ambitieuse : « Ça fait une dizaine d’années qu’on fait les salons, une quarantaine par an. On voyage dans toute la France, mais aussi à l’étranger y compris New York et Pékin, pour faire connaître nos produits partout dans le monde. »

Selon Fabien, « les artisans-chocolatiers ne rencontrent pas la crise car ils travaillent en lien avec des épiceries fines, avec des produits de qualité », et ne se retrouvent donc pas en concurrence avec les grandes marques de chocolat.

William GALLEZ et David RIVIERE
(Texte & Photo)

 

Lille : ville hôte des Rencontres Intercathos 2012

Imprimer PDF

L'Université Catholique de Lille accueille les 22, 23 et 24 mars la nouvelle édition des Rencontres Universitaires Intercathos. Trois jours pour débattre sur le thème : « A l’Université, apprendre la liberté ». Au programme : conférences, tables rondes, ateliers et temps de convivialité entre étudiants et personnels universitaires.

L'Université Catholique de Lille accueille les Rencontres Intercathos du 22 au 24 mars.

Envie de débattre sur la vie étudiante au sein d’une université catholique ? Les Rencontres Intercathos vous donnent la parole.  Depuis une trentaine d’années, l’UDESCA, l’Union des Etablissements d’Enseignement Supérieur Catholique, organise ces rencontres tous les deux ans. Cinq instituts catholiques se partagent à tour de rôle l’organisation de l’évènement. Seront présentes les universités catholiques de l’Ouest, de Lyon, de Paris, de Toulouse et de Lille.

La dernière édition, en mars 2010, avait rassemblé à l’UCO d’Angers (Université Catholique de l’Ouest) 450 personnes sur le thème « Respect de soi, respect de l’autre : se construire ensemble ». Cette année, les Rencontres Intercathos se déroulent à l’Université Catholique de Lille du 22 au 24 mars. Les aumôneries et fédérations des étudiants, avec l’accord des recteurs, ont décidé de débattre autour du thème « A l’Université, apprendre la liberté ». Un sujet d’actualité qui ouvre de nombreuses réflexions : liberté d’étudier, liberté de religion, liberté de choisir son avenir, etc.

Partager son expérience

Le but de ces rencontres est de faire partager son expérience de vie au sein d’une université catholique. Les étudiants et personnels universitaires sont conviés au débat pour montrer ce qui fait l’originalité d’un institut catholique en France. 300 personnes sont attendues cette année dont pas moins de 150 étudiants.

Les élèves participent à tous les moments forts des rencontres en s’inscrivant aux conférences, aux tables rondes mais aussi aux ateliers. La liste est longue : 23 ateliers durant lesquels les étudiants pourront livrer leurs témoignages. Les jeunes Lillois ont aussi pour rôle d’accueillir les délégations venant des autres universités et d’héberger leurs camarades. Tout cela dans une ambiance conviviale pour resserrer les liens entre les universités catholiques de France.

Rémi SINIARSKI

Pour participer à l’accueil des étudiants, assister aux ateliers et aux temps de convivialité, contactez Victor Bygodt ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ),  président de la Fédé.

 

Un atelier de sculpture pour les femmes aux Bois Blancs

Imprimer PDF

Un atelier de sculpture pour les femmes été organisé aux Bois Blancs (Lille), le 11 mars dernier. Un moyen de continuer à vivre et réfléchir sur la journée de la femme célébrée le 8 mars.

Dominique Candellier (debout) présente les pâtes d’argile aux apprenties.

« A vos couteaux mesdames ! » Le quartier des Bois Blancs de Lille vit depuis le 8 mars au rythme de la journée de la femme. Le comité d'animation organisait un atelier de sculpture pour les femmes le dimanche 11 mars. Une quinzaine de femmes bien décidées se sont inscrites. Elles ne sont pas là pour regarder l'exposition de Dominique Candellier. Elles sont avant tout présentes pour apprendre.

Elles préparent des couteaux car il faut bien découper. Des pinces et des piques aussi. L'artiste présente les différentes pâtes. Blanche ou rouge, chaque femme choisit selon ses goûts. La pâte cuite à une température située entre 1.000 ° et 1.200 ° séduit la totalité de ces artistes en herbe. « C'est normal, elle est plus malléable que celle séchée à l'air libre », explique Dominique Candellier. Elle sort deux bustes de femmes de son sac. « Voilà les modèles à imiter. Vous avez deux heures », lâche l'artiste avec un sourire, disponible pour aider et guider ses apprenties.

L'univers de l'artiste : la représentation féminine

Dominique Candellier n'a pas été choisie par hasard. Par sa sculpture et sa peinture, elle représente la féminité. Ses résultats sont le fruit d'un parcours d'une femme courageuse. Pendant quatre ans, elle fréquente l'école d'art l'ESSART de Roubaix. Elle apprend le modelage sur modèles vivants. Et depuis 10 ans, elle a les mains dans la pâte d'argile.

« Le plus important, c'est sculpter l'élan, de capter le mouvement comme on prend un cliché. J'accentue les courbes, les allonge afin de leur donner une élégance, une prestance, une existence supplémentaire », explique l'artiste admirant ses œuvres comme si elle les découvre sur le moment.

Elle affirme ne pas être dans une quelconque revendication. Elle aime juste sculpter. « Je me libère en travaillant la féminité dans la spontanéité. Et mon expérience sur modèle vivant me permet d'évoluer vers un style plus personnel, de me laisser aller dans mes propres envies de création. » A travers ses tableaux, Dominique Candellier avoue compléter ce qui est réalisé par la sculpture. Elle représente des visages, des personnages, des scènes de vie. Surtout, la peinture lui permet de trouver d'autres sensations. Imprimer dans une pâte d'argile l'élégance féminine, voilà une manière assumée de prolonger la journée de la femme aux Bois Blancs.

Emmanuel NKURUNZIZA
(Texte & Photo)

 

La bande-dessinée s'invite au salon du chocolat

Imprimer PDF

Pour la deuxième année consécutive, le salon du chocolat s'est invité au Grand Palais de Lille. Pendant trois jours, du 9 au 11 mars, les accros au chocolat ont pu découvrir le cacao sous toutes ses formes. Et notamment à travers le thème de la bande-dessinée.

Tintin revit de nouvelles aventures grâce aux doigts de fée des chocolatiers.

Blanc, noir, au lait, aux amandes, au riz soufflé, ou encore en macarons, en cannelés... Le chocolat se dégustait sous toutes les coutures pendant trois jours au Grand Palais de Lille. Du 9 au 11 mars, le salon du chocolat ouvrait ses portes pour la deuxième année consécutive dans la capitale des Flandres.

70 artisans de France et du reste du monde étaient présents. Mais c'est aussi la chance pour les jeunes du CFA (centre de formation d’apprentis) de Tourcoing de montrer de quoi ils sont capables. Les futurs pâtissiers avaient à cœur de faire saliver le public venu en nombre. 20.000 curieux étaient déjà présents pour la première édition du salon, plus encore cette année.

Un défilé de robes en chocolat

Le thème pour cette nouvelle édition était la bande-dessinée. Les artisans-chocolatiers ont donc passé des heures et des heures à réaliser les magnifiques sculptures représentant les aventures de Tintin. Un travail de longue haleine mais aussi passionnant pour ces artistes et un plaisir des yeux pour ceux qui se sont déplacés pour admirer ces œuvres.

Au cours de ce salon s'est également tenu un défilé de robes en chocolat. Des jeunes femmes portaient les quatorze tenues imaginées par les chocolatiers. Chaque robe était dérivée d'une œuvre, souvent sortie de la plume de Walt Disney, comme la fée clochette, le petit chaperon rouge... ou encore les muses. Allier le chocolat à la bande-dessinée, il fallait y penser. Mais l'aventure fut un succès !

Caroline DEVOS
(Texte & Photo)

 
Plus d'articles...
<< Début < Précédent 1 2 3 4 Suivant > Fin >>

Page 1 sur 4

courses list Courses list

 

logo flsh

 

 

logo ucl


Campus Vauban - Tombapik