Quelques pas de danse sur la glace

Pratiquer la danse sur glace à Lille, c’est possible. Mais ne confondez pas ce sport avec le patinage artistique.

Sous les directives de Deborah Watelier, les petites filles travaillent les gestes qu'elles répéteront lors des compétitions.

Sous les directives de Deborah Watelier, les petites filles travaillent les gestes qu’elles répéteront lors des compétitions.

Former des futurs champions, c’est la mission de l’Entente Patinage Wasquehal Lille Métropole (EPWLM). Parmi les activités proposées, la danse sur glace rencontre du succès chez les plus jeunes. Pas moins de 41 élèves s’exercent chaque semaine. La discipline, souvent confondue avec le patinage artistique, se distingue par l’absence de saut et par la limitation d’une pirouette maximum par programme. Les pas classiques de la danse de salon tel que le cha-cha-cha ou encore la valse sont repris par les patineurs.

« Cette discipline se pratique en couple à l’international et en solo en national, c’est pour cela qu’on voit peu de patineurs seuls en danse sur glace à la télévision », ajoute Deborah Watelier, qui entraîne depuis quatre ans club. Les notations lors des compétitions sont sous forme de points attribués en fonction de la technique, mais aussi de l’artistique.

Plusieurs patineuses ont accédé en 2014 à la première division dont trois dans la catégorie enfant qui sont dans le top 10 au classement national sur 50 concurrentes. Angela, Livia et Estelle se sont ainsi qualifiées pour les championnats de France à Limoges en avril. Un bon résultat pour Deborah Watelier, qui espère les voir un jour réaliser leur rêve.

Une discipline de fer

Le club accueille les jeunes patineurs à partir de 3 ans pour apprendre à tenir sur des patins, mais c’est à partir de 5 ans qu’ils peuvent commencer la danse sur glace. « C’est un sport à maturité précoce, plus on commence tôt, plus on se confronte aux compétitions et mieux c’est », insiste Deborah. La jeune femme a également commencé à monter sur des patins à cet âge là. Aujourd’hui elle apprend la stricte discipline de ce sport à des jeunes filles qui sont poussées par leur envie d’être un jour célèbre.

Angela, 9 ans et deuxième au classement national, s’enthousiasme : «  J’aime tout dans ce sport, c’est amusant, c’est drôle, c’est bien de concourir pour montrer ce qu’on sait faire même si c’est stressant quand on attend les résultats. Plus tard, je voudrais passer à la télé et être reconnue. »

En attendant la petite fille et ses camarades admirent de leurs grands yeux leurs idoles, dont Philippe Candeloro, qui reste leur grand favori. Hé oui.

Madeline CHOLLET