Les étudiants du Master Journalisme au cœur du procès du Carlton

Lundi 2 février, sous l’impulsion de Plana Radenovic, fait-diversière à la Voix du Nord et enseignante à la FLSH (Faculté des Lettres des Sciences Humaines), les étudiants du Master 2 Journalisme sont mis à contribution pour suivre le procès du Carlton. Tandis que certains arpentent le terrain et tentent de recueillir un maximum d’infos, d’autres sont à la rédaction et alimentent les comptes Twitter et Facebook.

    Dans le desk, le procès du Carlton est relayé en direct sur les réseaux sociaux.

Dans le desk, le procès du Carlton est relayé en direct sur les réseaux sociaux.

L’ambiance est studieuse sous les yeux attentifs de Plana Radenovic. Les étudiants du Master Journalisme sont sur le qui-vive à l’occasion du procès le plus médiatique de l’année. « Pour le coup, nous sommes vraiment en condition, tout le monde aura un rôle à jouer », assure la professeure. Corentin rédige les portraits de chaque prévenu, Anaïs suit et poste l’info sur Twitter tandis que Rémi et Caroline rédigent divers articles sur l’affaire. Chacun communique les infos qu’il détient dans une relative bonne humeur. « La demande de huis-clos est rejetée », prévient Stéphanie, qui suit aussi l’info sur Twitter. Les articles doivent donc être modifiés.

Plana Radenovic continue de veiller au grain et impose sa time-line aux futurs journalistes, une façon de maintenir la pression. Mais elle avait prévenu : « Nous serons en conditions réelles ». A côté, Guillaume Leroy, Directeur du Master et du MédiaLab, détend l’atmosphère et encourage la promo à suivre l’actualité du Carlton. Les uns après les autres, les correspondants présents au palais de Justice de Lille reviennent à la rédaction pour monter leurs sons et leurs vidéos.

Une expérience enrichissante

« Ce que je retiens de tout ça ? Il faisait très froid ! », s’amuse Aurélie, étudiante en journalisme. « On attendait dehors avec les JRI, il n’y avait pas trop d’action mais on a eu quelques réactions de journalistes, c’était sympa », ajoute-t-elle. Tous les autres étudiants confirment, il faisait vraiment très froid. Charlotte et Paola ont réussi à recueillir les réactions de « Dodo la Saumure » et d’Éric Dupont-Moretti, deux des stars du procès, le premier comme prévenu, le second comme avocat. « C’était vraiment fort mais on percevait notamment chez Me Éric Dupont-Moretti une tendre ironie envers les journalistes, nuance Charlotte, mais c’était vraiment enrichissant d’être au cœur d’un tel évènement ».

A la fin de la journée, Plana Radenovic semble ravie du travail de ses étudiants : « J’ai vraiment l’impression d’être au travail, dans une rédaction de journal. Tout le monde se sent impliqué et ça se voit dans le rendu ».

Hugues CHOTEAU (photo Louis ROUSSEL)