Aujourd’hui, on danse…

La rose des vents, théâtre de Villeneuve d’Ascq a accueilli la soirée « vivat la danse ! » en collaboration avec le théâtre « Le vivat » d’Armentières, le 31 janvier dernier. L’occasion de présenter deux spectacles à un public présent lors de cette nuit hivernale.

    Trois danseurs lors du spectacle « Hoje ».

Trois danseurs lors du spectacle « Hoje ».

Le théâtre situé dans la métropole lilloise propose chaque année ce rendez-vous centré sur la danse. Cette année, deux rencontres ont été proposées aux amateurs. D’abord un spectacle intimiste, « Héroïnes »,  proposé par Julie Nioche et Sir Alice, à mi-chemin entre la musique et la danse. Ensuite, « Hoje »,  une performance menée par la troupe portugaise de Tiago Guedes, où la danse exprime le malaise de la population portugaise pendant la crise.

« Hoje, ça veut dire aujourd’hui », explique Pietro Romani, l’assistant chorégraphe du spectacle. Sur la scène, quatre piles de matelas entre lesquels les danseurs courent, se rencontrent, se confrontent. « Au début, l’idée était que le sol soit recouvert de matelas pour qu’il soit instable comme la situation qu’on a vécue et qu’on continue de vivre aujourd’hui au Portugal », décrit l’assistant. Il fait également référence aux prochaines élections législatives au Portugal en septembre 2015 et au fait que la situation commence à changer. Il complète : « L’austérité, on a testé. On a vu que ça ne fonctionne pas vraiment… » Le point de départ est donc l’instabilité mais aussi comment dans l’individualité, une personne peut travailler en groupe.

« On peut être plus fort en groupe »

Jonas Lopes, l’un des danseurs de la troupe, confirme : « On fait tous partie d’un même mouvement mais en même temps, on garde l’individualité de chaque personne. On prouve par là qu’on peut être plus fort en groupe. » Les artistes vivent là aussi un étrange moment puisqu’il s’agit de la dernière représentation de « Hoje ». « C’est très particulier parce qu’il y a eu un grand temps de préparation, raconte Jonas Lopes. On est habitué à être les uns avec les autres tout le temps. Là ça s’arrête un peu brusquement mais on a tous de nouveaux projets. »

Anaïs PLATEAU