Restos du cœur de Lille : du changement pour 2015

Les restos du cœur ont cette année réalisé leur trentième campagne consécutive. Le centre de distribution Lille Vauban situé 8 rue de Toul a pour cette trentième année décidé de commencer de nouvelles démarches vis-à-vis de la personne.  Au nombre de 200 dont 80 familles, les bénéficiaires ont malheureusement besoin d’aide à la personne en plus de l’aide alimentaire. C’est pour cette raison que Guy Duret, responsable du centre Lille Vauban, a décidé d’ouvrir trois pôles bien distincts : l’aide à la recherche d’emploi, la culture et l’aide médicale. Retour sur ces nouveautés.

    Les bénévoles du centre Lille Vauban.

Les bénévoles du centre Lille Vauban.

Chaque lundi et jeudi matin, seize bénévoles s’affairent à aider les nombreux bénéficiaires qui accourent durant deux heures pour faire leurs courses. Mais depuis plusieurs mois, ce n’est plus uniquement l’aide alimentaire que les bénéficiaires viennent chercher. En effet, Guy Duret, responsable du centre, explique : « Nous avons décidé de développer le côté social et culturel du centre. Désormais, ça peut aller des places de cinéma à l’aide médicale. »

Un changement que les bénévoles tentent jour après jour de mettre en place. Claude, bénévole depuis un an, confie : « Les restos souhaitent que l’aide à la personne soit de plus en plus importante, on sait que nous ne sommes pas des fées mais on est fiers d’avoir mis en route ce nouveau système. »

« La première fois que je suis venue, j’ai pleuré »

Pour les bénéficiaires, l’instauration de ces nouveaux projets n’a que des avantages. Ceux-ci leur permettent de tisser des liens avec le personnel du centre mais également avec les autres bénéficiaires. Cyril, ancien chef d’entreprise, est devenu un habitué des restos. Il avoue avoir vécu longtemps dans la rue et pense aujourd’hui à son prochain : « Je trouve que l’aide sociale instaurée par les restos est une bonne idée, surtout pour ceux qui vivent dehors, ici ils peuvent discuter et au moins il fait chaud. »

Cécile, mère de trois enfants, confie que ses débuts aux restos furent difficiles, la honte était le seul sentiment qui l’envahissait « mais aujourd’hui ça va mieux, avant je restais enfermée chez moi, ici je me force à voir des gens », révèle-t-elle.

Rappelons que les restos du cœur accueillent plus d’un million de personnes tous les ans et distribuent 130 millions de repas par campagne. Cette année, la collecte nationale aura lieu les 6 et 7 mars dans la plupart des grandes et moyennes surfaces.

Elise CAMUS