Le programme co-design

Huit jeunes ont été sélectionnés dans le cadre du programme co-design, qui leur propose un accompagnement dans la réalisation de leur projets.

    Les jeunes sont réunis autour du directeur de la mission locale pendant une réunion.

Les jeunes sont réunis autour du directeur de la mission locale pendant une réunion.

L’institut de l’entrepreneuriat de Lille de l’Institut Catholique propose avec la mission locale, un financement et un accompagnement dans leur projet. Le tout pour une durée d’un an. Ces jeunes ont été sélectionnés sur dossier. En contrepartie, il leur est demandé de participer au monde associatif et d’effectuer un service civique. Olivier Jastrzab, directeur adjoint de la mission locale, soutient qu’ un des points importants du programme, « est  l’engagement des jeunes sur des missions de service civique« . Celui-ci se traduit par du soutien scolaire, du coaching vidéo, du travail dans des épiceries solidaires, etc.

Les jeunes entrepreneurs ont à leur disposition une salle de travail avec des ordinateurs où ils peuvent travailler ensemble. Catherine Derveaux, directrice de l’entrepreneuriat de la Catho, explique : « Le principe de co-design, c’est de faire travailler ensemble des gens de formations, d’expériences, de profils différents pour faire émerger des idées, c’est l’idée de l’intelligence collective.« 

Co-design veut mettre en application le principe de diversité qui produit des idées plus riches. Cette richesse se traduit par les différents projets des jeunes. Comme Simon qui souhaite créer un bar à concert avec de la musique locale et de la nourriture locale. Yann aimerait lui créer une boîte de production audiovisuelle qui aiderait les petites entreprises à booster leur communication ou encore Mariam, la seule fille de l’équipe, qui rêve d’une marque de vêtements produits en France par des personnes en difficulté financière.

Un planning chargé

Tous parlent du programme comme une chance et mettent en avant son éclectisme. Yann avance : « On bosse ensemble, on peut se soutenir, on peut s’aider et on peut rigoler ensemble pour se détendre « .  Mais ils avouent aussi quelques difficultés à jongler entre la vie associative et leur projet personnel.

Leur semaine est ponctuée par un rendez-vous le mercredi avec un formateur professionnel. Le jeudi, c’est place au coaching et l’après-midi ils font du soutien scolaire. Le vendredi est consacré à la communication de leur projet tandis que le reste de la semaine est réservé au service civique. Ces futurs entrepreneurs essaient tout de même d’avoir une autre plage horaire afin de mieux faire avancer leur projet.

Yousra HALLAK

Pour plus de renseignements, voici le lien de l’émission consacrée au programme co-design : http://www.flsh.fr/lettres-sciences-humaines/les-magazines-flsh/item/1031-tavu-numéro-18