La CAN, une association au secours de la cause animale

S’occuper des animaux abandonnés sur le bord des routes ou maltraités par leur maître, c’est la mission que s’est fixée l’association Cause Animal Nord. Un espoir pour ces êtres vivants remplis de sentiments.

    Antony en grand amoureux des animaux a lui-même adopté plusieurs chiens et chats. De gauche à droite : Bouba, Baraca et Chance.

Antony en grand amoureux des animaux a lui-même adopté plusieurs chiens et chats. De gauche à droite : Bouba, Baraca et Chance.

Chance, le petit chien blanc, porte bien son nom. Antony Blanchard, directeur de l’association Cause Animal Nord (CAN) à Lille, l’a finalement lui-même adopté après l’avoir sauvé sur le bord de la rocade de Lille. « J’ai dû faire de grands signes aux camions, pour qu’ils ne l’écrasent pas », appuie l’homme, amoureux des animaux.

Ce cas n’est malheureusement pas isolé. Depuis 2012, la CAN œuvre pour les chiens, chats et autres animaux qui subissent la violence des hommes. Victimes d’abandon ou encore de maltraitance, environ 100 bêtes à poils, plumes ou écailles sont sous les ailes des bénévoles, en attente d’une adoption. « La prise de conscience a évolué en bien, mais cela n’empêche pas l’augmentation des abandons. Les personnes n’arrivent toujours pas à être responsables », déplore Antony.

Le cas le plus préoccupant est celui des chats errants qui seraient livrés à eux-mêmes si l’association ne les nourrissait pas. Elle va même plus loin en pratiquant la stérilisation afin d’enrayer le phénomène de multiplication. Les autres animaux sont placés en famille d’accueil ou bien dans une ferme concernant les chevaux, cochons, poules, lapins, furets ou autres serpents.

Une adoption sous haute surveillance

Lorsque des bienfaiteurs souhaitent procéder à une adoption, une enquête est menée afin de connaître au mieux le cadre de vie au sein duquel sera plongé l’animal. Le but est surtout d’éviter qu’un second abandon se produise ou que la famille soit incompatible avec le caractère et les besoins de leur futur compagnon.

Si tout est en ordre, l’adoptant doit régler une somme de 195 euros pour un chien de moins de 10 ans. Ce prix comprend la stérilisation, la vaccination, le vermifuge et dans certains cas le passeport s’il est amené à traverser les frontières. Pour ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir accueillir un compagnon à quatre pattes, il est possible d’aider l’association d’une autre façon.

« Les gens peuvent faire un don financier ou matériel, peuvent venir aider lors des collectes de croquettes ou nourrir les chats errants. N’importe quelle aide est la bienvenue ! », sourit Antony sous les aboiements de son petit chien. Chance tient sans doute à rappeler qu’elle a à présent un toit pour enfin vivre sereinement.

Madeline CHOLLET