Musée d’Histoire Naturelle : une exposition qui fait son trou

Une exposition peu commune, basée sur un best-seller pour enfants, vient de débuter au sein du Musée d’Histoire Naturelle de Lille. « De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête » est à destination des 3 à 6 ans. L’occasion d’en apprendre davantage sur les excréments d’animaux.

 La taupe est la vedette de l’exposition au sein du musée d’histoire naturelle.

La taupe est la vedette de l’exposition au sein du musée d’histoire naturelle.

« Une exposition avec des crottes mais sans odeurs. » La phrase de Karine, qui visite l’exposition, peut faire sourire mais elle représente parfaitement la réalité. Rarement des ouvrages ont influencé des expositions.

Mais ici, l’œuvre de Werner Holzwarth et Wolf Erlbruch est bien au centre de cette exposition. « De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête » est un best-seller de la littérature enfantine écrit en 1989. Il met en vedette une taupe qui se retrouve avec des excréments sur la tête en ressortant de son trou. L’animal va alors partir à la recherche du « coupable ».

Les enfants se prennent au jeu

La pièce principale plonge les visiteurs dans cette ambiance animalière. Vache, cheval, cochon… tous les animaux de l’histoire sont mis en scène.

L’exposition débute dans un premier temps par une explication du style de vie de la taupe : son terrier, ses habitudes alimentaires, tout y passe. Viennent ensuite les différentes sortes d’excréments des animaux précédemment cités, présentés dans des assiettes. Les enfants doivent donc réussir à créer des associations pour trouver l’animal fautif. Pour Mickaël, venu avec sa fille, « ce jeu rend cette exposition encore plus intéressante pour les enfants. Ils sont vraiment imprégnés par la thématique ».

Pour conclure cette exposition, le musée a mis à disposition l’œuvre originale pour que chacun puisse la lire. Les enfants ont aussi la possibilité d’être pris en photo avec l’excrément, similaire à celui de la taupe, sur la tête. Une dernière attraction qui n’attire pas forcément les plus jeunes, même si le ridicule ne tue pas.

Rémi LEFEUVRE