Des pilotes d’avions… de papier

Un tarmac, des faux agents techniques et des “pseudos” mécaniciens pour cette première édition du “Red Bull Paper Wings 2015”. La marque de boisson énergétique organisait un concours interuniversitaire de lancer d’avions en papier à HEI le 19 mars. Distance, durée et style étaient les trois catégories ouvertes.

 avions papier - Des étudiants s’affairent à plier au mieux leur feuille de papier.

Des étudiants s’affairent à plier au mieux leur feuille de papier.

Quelques connaissances en aéronautique. Un -très- bon pliage. Et un bon lancer. C’est de cette manière qu’un étudiant peut faire toute la différence face aux autres résume Maxime Delaporte, Student Break Manager (SBM) chez Red Bull. Autrement dit, il organise différents évènements pour la marque à destination des étudiants. Lunettes aviator, casquette et tenue de pilote de ligne, le « débaucheur » d’étudiants souligne la convivialité de l’évènement, et sa symbolique.

« Gamin, on a tous fait des avions en papier. Alors pourquoi ne pas faire appel à de vieux souvenirs et s’essayer entre amis ? » La publicité autour de l’évènement a fonctionné, notamment sur facebook où on recensait plus de 250 préinscrits. Ils étaient quasiment autant à s’être inscrits le jour-même, par hasard ou « juste pour déconner », en rigole Maël. L’étudiant de Lille 3 rejoignait des amis pour manger, ils ont finalement décidé de s’inscrire et concourir dans la catégorie distance. Hilares, les trois amis se chambrent, critiquent les pliages des autres, et sabordent leurs avions dès que l’un d’entre eux a le dos tourné. Pas de doutes, ils sont bien là pour s’amuser avant tout.

L’amusement avant la compétition, Red Bull l’a bien compris. La boisson qui donne des ailes a mis les petits plats dans les grands, en faisant du hall d’accueil de HEI, une véritable piste de décollage-atterrissage. Des hôtesses accueillent les participants avec des canettes. Le tarmac est délimité par des bandes fluorescentes. Des agents techniques en combinaison balisent l’espace et annoncent les concurrents en agitant leurs bâtons, un casque anti-bruit vissé sur le crâne. La bonne humeur est au rendez-vous.

3, 2, 1… Ooooh !

Fiona, étudiante au sein de l’école lilloise, s’est inscrite seule. Elle a été vite rejointe par deux amies, venues s’essayer à l’art du pliage en papier. « Je ne sais absolument pas faire d’avions en papier, du coup c’est un peu la galère ». Elle et ses copines ont choisi de concourir dans la catégorie durée de vol : « Je ne sais pas faire de pliages, donc je me dis que l’avion ne peut pas aller bien loin. Mais peut-être qu’il va durer ! » Record français à battre : 15 secondes de vol.

Hélas, l’échec est grand. L’avion s’est écrasé à peine deux secondes après son décollage. Et devant ses pieds. Peu importe, pour une fois, l’important était de participer.

Louis CAILLIER