La tête dans les étoiles

L’événement tant attendu par les astronomes vendredi 20 mars, c’était bien sûr l’éclipse solaire. Le Club d’Astronomie de la Région Lilloise (CARL) avait d’ailleurs tout mis en œuvre pour son observation à la ferme du héron de Villeneuve d’Ascq. Mais les conditions climatiques sont venues gâcher le spectacle.

étoiles - L'éclipse solaire du 20 mars dernier.

L’éclipse solaire du 20 mars dernier.

Ce vendredi 20 mars, ce n’était pas la première fois que les membres du CARL investissaient la ferme du Héron à Villeneuve d’Ascq. Lieu reculé de toute forme d’urbanisation, cette ferme représente l’endroit idéal pour tout passionné d’astronomie souhaitant observer de tels phénomènes. Mais en vain !

Et pourtant, la bonne volonté était au rendez-vous. Tout était prévu : matériel ultra-performant digne d’un observatoire, lunettes ou verres éclipses, démonstrations et explications pour aider le grand public à mieux comprendre… Malheureusement, la météo, ça ne se contrôle pas ! Le dégagement espéré du ciel en fin de matinée ne s’est pas produit. Les épais nuages qui couvraient le ciel rendaient impossible une quelconque vision de la lune cachant le soleil.

« Je ne suis pas forcément déçu de ne pas la voir car j’écoute et c’est très intéressant ! »

Férus d’astronomie, simples amateurs ou même encore groupes scolaires, nombreux sont ceux qui ont fait le déplacement pour cette éclipse partielle. Alain-Jo Motte, membre du CARL souffle un peu déçu mais avec humour : « Le Nord-Pas-de-Calais était particulièrement bien placé pour observer le phénomène qui n’avait pas eu lieu depuis l’éclipse totale de 1999 et 2005 pour la dernière éclipse partielle en date. Si on a de la chance on pourra assister à la prochaine, totale, le 3 septembre 2081 et nous en aurons encore plus si nous sommes là pour celle du 23 septembre 2090 ! »

Toutefois, ils étaient nombreux à relativiser, comme Charles Lescure, simple curieux : « Je ne suis pas forcément déçu de ne pas la voir car je suis au milieu de gens qui s’y connaissent et d’autres qui posent des questions intéressantes, du coup j’écoute et c’est très intéressant ! »

Même si le côté visuel est un peu tombé à l’eau, les effets se sont tout de même fait ressentir. Le fait que 83% de la surface du soleil était cachée s’est accompagné d’une baisse importante de la luminosité ainsi que de la température.

Tout n’était heureusement pas perdu ! Le CNRS a offert la possibilité de suivre l’événement en direct grâce à un live diffusé sur Internet. Et là au moins, pas de risque de se brûler les yeux !

Morgane GOLDENSTEIN