LA FGES défile pour l’Unicef

L’association « Te Défile Pas » a organisé un défilé de mode jeudi 26 mars, au profit de l’Unicef, au 41 rue du port à Lille. L’événement est un projet d’initiative créé par des étudiants de troisième année de gestion, de l’Université Catholique de Lille. La FGES, en partenariat avec l’Unicef, a réussi à récolter 1.000 euros lors de cette soirée. Pour ce défilé de mode consacré au respect des droits des enfants, des étudiants de l’ICL ont joué les mannequins. Tapis rouge à l’entrée, tenues de soirée et salle décorée à l’instar des grands défilés de mode, les étudiants ont su se prêter au jeu pour l’occasion.

 Une étudiante de la FGES défile au profit de l'Unicef.

Une étudiante de la FGES défile au profit de l’Unicef.

La salle Roseau est pleine à craquer ce jeudi 26 mars. « On nous interdit de refuser du monde », lance Emmanuelle Gouvart, vice-présidente de l’association « Te Défile Pas », avant de reprendre sa course. Au premier rang, des représentants de l’Unicef et les professeurs qui noteront les élèves de la FGES sur ce projet. Ensuite il y a les créateurs, suivis des familles des mannequins. Et enfin, parmi la foule on retrouve les étudiants, qui forment la plus grande partie des participants.

« C’est 5 euros l’entrée pour les étudiants et 7 pour les gens dits extérieurs. A la fin de la soirée tout sera reversé à l’Unicef », souligne Emmanuelle. Dans les coulisses, le rideau s’ouvre et se referme, les mannequins jettent un coup d’œil à la salle, ils s’assurent que leurs proches sont bien là. Marine Warme, étudiante en économie, fait part de son excitation : « On m’a proposé de défiler j’ai accepté, je trouvais l’idée intéressante et c’était un nouveau challenge, je n’ai jamais eu l’occasion de participer à un défilé. Il y a une dizaine de passages, on est quatre ou cinq par passage. A chaque fois, c’est un créateur différent qui présente ses vêtements. »

Anakite, styliste togolaise qui a accepté de prêter sa collection pour l’occasion, assure que ses créations sont inspirées d’un « style qu’on ne voit pas tous les jours. » Tout à coup, un silence se crée dans les rangs, la soirée commence.

« Le but n’est pas seulement de ramener de l’argent mais aussi de sensibiliser la jeunesse »

Les mannequins apparaissent à tour de rôle. Classique ou sportsware, différents styles sont au rendez-vous. Visage serré, regard droit et démarche maîtrisée, les apprentis mannequins ne veulent rien laisser au hasard sur le tapis rouge. A chaque passage, des applaudissements et des cris retentissent dans la foule, le public est conquis.

Germain, en troisième année à l’EDHEC, fait part de sa satisfaction : « Tout est très professionnel, c’est beau à voir. Je suis venu parce que je connais quelqu’un qui fait partie de l’organisation, et je trouve ça sympa de pouvoir aider des gens qui n’ont pas forcément les moyens de vivre comme nous. » Mais Gilbert Gaucher, président du comité nord pour l’Unicef, le rappelle : « La priorité, c’est l’engagement des jeunes. On a des structures relais comme la FGES qui ont pour but premier d’interpeller le milieu dans lequel ils se trouvent. Le but n’est pas seulement de ramener de l’argent mais de sensibiliser la jeunesse par différentes actions. »

L’évènement qui s’est clôturé par un cocktail, aura de ce fait, fait d’une pierre deux coups. Mercredi 1er avril, le sixième pôle Unicef campus sera créé à l’école des sciences politiques de la Catho, rue du port. 70 à 80 étudiants devraient être mobilisés.

Anastasia LAGUERRA