Opération vide-dressing à la Catho

Un vide-dressing dans une université ? Oui, c’est possible. « Te Défile Pas » l’a organisé à l’Université Catholique de Lille le 12 mars dernier.

 L’équipe de "Te Défile Pas" presque au complet. Il manquait Julien, le trésorier, lors du vide-dressing du 12 mars.

L’équipe de « Te Défile Pas » presque au complet. Il manquait Julien, le trésorier, lors du vide-dressing du 12 mars.

Le hall Robert Schuman de l’Université Catholique de Lille a été métamorphosé ce jeudi 12 mars. L’espace a été réaménagé et on retrouve de nombreuses tables qui croulent sous les vêtements et paires de chaussures. En effet, un vide-dressing a eu lieu toute la journée pour le bonheur des étudiantes. Malheureusement pour la gente masculine s’intéressant à la mode, aucun stand ne leur était dédié.

« Le but de cet évènement est de récolter des fonds »

A l’origine de cet évènement, on retrouve six étudiants en licence 3 de Gestion à la Catho. Dans le cadre de leur 3ème année, ils devaient créer un projet pour le second semestre, c’est ainsi qu’est né « Te Défile Pas ». Ce projet a pour finalité un défilé de mode au profit de l’Unicef le 26 mars. Mais avant cela, plusieurs actions ont été organisées comme des petits déjeuners, un shooting photo et ce vide-dressing. « Le but est de récolter des fonds et de se faire connaître pour attirer le plus de monde possible au défilé de mode », explique Emmanuelle, vice-présidente du projet.

Un vide-dressing dans une université, un avantage

Une vingtaine de vendeuses étaient donc réunies pour ce vide-dressing. Etudiantes de la Catho ou simples adeptes de ces évènements, toutes ont entendu parler de cette action sur Facebook comme Cynthia : « L’équipe de « Te Défile Pas » avait posté un message sur un groupe de vide-dressing. Comme je sais que ça marche bien dans les universités, j’ai choisi d’y participer. » Pour elle, c’est un atout d’organiser cette action ici : « L’avantage dans les facs est qu’il y a énormément de personnes de styles différents donc on a plus de chances de vendre. » Si on leur demande ce qui marche le mieux, les avis divergent : « Ça dépend. En général, je vends beaucoup de robes mais aujourd’hui ce qui se vend le plus ce sont les shorts », répond Emilie. En revanche, pour Cynthia, tout se vend très bien, « que ce soit des chaussures, des vêtements, des sacs ou des accessoires. »

En tout cas, toutes les vendeuses s’entendent sur un point : elles sont là pour vendre, pas pour acheter. « Aujourd’hui, je dois me résonner, je ne dois pas acheter », plaisante Emilie. Cynthia avoue quand même : « A la fin, j’irai voir les autres stands mais pas avant. Je suis là pour vendre, pas pour acheter. » A chacun sa tactique pour résister à la fièvre acheteuse.

Charlotte DUMONT