Conférence – De la sociologie des usages à la clinique de l’usage

Dans le cadre du séminaire Représentations sociales, usages et sociabilités dans un contexte du changement – L’éclairage des SHS, Zineb Serghini, docteur en Science de l’information et de la communication et Catherine Demarey, docteur en Psychologie du travail tiendront une conférence : De la sociologie des usages à la clinique de l’usage.

Jeudi 21 juin 2018 à 14h – Salle de réunion – Maison des Chercheurs, 62 rue du port à Lille

Conférence ouverte à tous.

Dans le cadre de ce séminaire, nous croiserons deux apports, celui des Sciences de l’information et de la communication, sur la sociologie des usages et celui de la psychologie du travail et de l’ergonomie, sur la clinique de l’usage.
Dans une première partie, nous proposerons un panorama des principaux courants structurant l’approche de l’innovation par l’usage. Le principal intérêt de ce paradigme concerne son questionnement princeps qui interroge les TIC en partant des modalités effectives de leur utilisation. Laissant de côté la perspective fonctionnaliste, il s’agira de montrer que la portée heuristique de ces travaux réside dans un questionnement initial qui cherche à savoir ce que les gens font avec les TIC plutôt que de s’intéresser à la façon dont les TIC ont un effet sur les individus ou la société. Ce faisant, il devient possible de sortir de l’aporie du déterminisme technique et de rendre visible la « double médiation » technique et sociale qui préside à l’appropriation des TIC (Jouët, 1993).
La deuxième partie se focalisera sur l’usage, en tant qu’utilisation d’un artefact partagée par une communauté d’usagers. Nous verrons en quoi l’artefact technologique peut être source du développement de l’activité de l’usager. «
Donner du sens à la technologie, apporter une effi cience individuelle et collective grâce à l’usage de ces dispositifs » (Bobillier chaumon & Clot, 2016) sont, là, des enjeux contemporains auxquels nous devons faire face. Ainsi, nous apporterons un éclairage théorique en nous appuyant sur la théorie de l’activité et une illustration avec les smarts-grids (Lassalle, Amelot, chauvin Diéye, 2016).