LMD – Licence/Master/Doctorat

Que signifie LMD – Licence, Master, Doctorat ?

LMD (Licence, Master, Doctorat) trois lettres pour un parcours
LMD, trois lettres pour trois grades : Licence (L), Master (M) et Doctorat (D), qui remplacent désormais le système  » DEUG , licence, maîtrise, DESS ou DEA, doctorat « , avec comme niveaux de diplômes L=bac+3, M=bac+5, D=bac+8

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Chaque année, la cérémonie de remise des diplômes consacre les étudiants ayant décroché leur Master.

Pourquoi cette réforme ?
Cette réforme s’effectue dans le cadre de l’harmonisation européenne des diplômes, avec à court et moyen terme la possibilité pour les étudiants d’effectuer une partie de leur cursus dans un autre pays de l’union européenne que le leur, et de le faire valider sans problème. Plus de souplesse dans les cursus et de lisibilité dans les diplômes sont des buts affichés de la réforme LMD. 40 pays européens ont décidé d’harmoniser leurs diplômes entre 2002 et 2010.

Trois grades
Chaque niveau d’étude ou grade est atteint par l’acquisition de crédits européens ECTS ( European Credit Transfer System, 30 crédits ECTS par semestre) et non plus par la validation d’années d’études. Le grade de Licence (bac+3) est validé par l’obtention de 180 crédits. Le grade de Master (bac+5) est validé par 120 crédits ECTS après la licence. Remplaçant la maîtrise et le troisième cycle (DEA et DESS), ce dernier peut se décliner selon deux orientations, l’une professionnelle, l’autre recherche, avec des possibilités de passerelle de l’une à l’autre. Le grade de doctorat (bac+8) est accessible après un Master.

Le DEUG et la maîtrise disparaissent-ils ?
Dans les faits, DEUG et maîtrise disparaissent avec la mise en place du nouveau système. En revanche, ils demeurent des diplômes nationaux : c’est à dire que si on valide la L2, on peux demander un diplôme de DEUG. De même si on valide un M1, on peut demander à l’administration un diplôme de maîtrise.

Attention « DEUG » et  « Maîtrise » restent des titres reconnus au niveau national mais ne sont plus des grades. Nombreuses sont les entreprises qui définissent leur grille salariale selon les grades. Au-delà du bac, désormais, le premier grade sera L3 (bac+3) et non plus le DEUG (bac+2). Donc tant que l’on n’aura pas validé totalement la Licence, le grade sera celui de bachelier.

La licence (toujours bac+3) reste-t-elle la même ?
La licence (L) correspond au même niveau de formation que l’ancienne licence. Mais à l’intérieur de cette licence, c’est l’organisation qui est modifiée. « L  » sanctionne désormais un parcours qui s’effectue en 6 semestres. Ce parcours sur trois ans est envisagé de manière plus cohérente et plus fluide qu’il ne l’était auparavant : un voire deux semestres généraux en L1 puis une spécialisation en L2 ou L3. Cela évite la distinction très marquée qui existait entre le DEUG et la Licence.

Peut-on entrer en Licence après un BTS ?
Vous êtes titulaire d’un DUT, BTS, ou issus de classes préparatoires ? Vous pouvez rejoindre la licence sous réserve de la validation totale ou partielle par l’université, de votre parcours antérieur ou de vos acquis.

Le master, que recouvre-t-il ?
Il remplace la maîtrise et le 3ème cycle et correspond à 120 crédits au delà de la licence. On aura le choix entre deux masters : un master professionnel (Ancien DESS – Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées) et un master de recherche (Ancien DEA – Diplôme d’Etudes Appliquées), avec des possibilité de passerelles entre les deux. L’organisation du cursus est du ressort des universités. Le choix entre les deux, selon les établissements se fera soit au cours de M1 soit au cours de M2.Les préparations aux concours pour l’accès aux métiers de l’enseignement (CAPES, CAPLP, CAPEPS, CAPET, Agrégation) pourront être intégrés dans des masters.

Pourquoi un découpage en semestres ?
Ce découpage n’est pas nouveau. Le DEUG était déjà découpé en semestres depuis la réforme BAYROU de 1997. Le premier semestre, dit d’orientation, créait un « sas » entre le lycée et la fac, de manière à ne pas se fourvoyer dans le choix de ses études et au besoin de se réorienter au bout de six mois en cas de naufrage. Avec le LMD, la notion de semestre est étendue à tous les grades (Licence, Master et Doctorat), de manière à ce que chacun puisse, au fur et à mesure, construire son cursus.

Comment se passe le contrôle des connaissances ?
Chaque parcours de formation est composé d’Unités d’Enseignement (UE). Chaque unité d’enseignement est validée par un certain nombre de « crédits » ECTS (European Credit Transfert System). Chaque semestre correspond à 30 crédits ECTS. La licence est donc validée avec 180 crédits ECTS.

L’avantage de ce système est qu’il est commun à toutes les universités européennes. Officiellement, le nombre de crédits alloués dépend du volume et de la nature des cours enseignés, du travail personnel requis, des stages, mémoires et autres projets et activités associés.

Dans les faits, les enseignements varient tellement d’une filière à l’autre que les ECTS pourront parfois ne dépendre que du seul volume horaire des cours ou prendre en compte les heures de TD, TP et autres sorties sur le terrain pour certaines filières.

Si je n’obtiens pas mes crédits, dois-je redoubler ?
Le redoublement n’est plus à l’ordre du jour… Il ne l’était déjà plus depuis quelques années. Si la licence correspond à 180 crédits (six semestres), rien n’empêche de l’obtenir en sept ou en huit années. Le système facilitera les choses pour les étudiants salariés ou tout personne souhaitant reprendre ses études après avoir travaillé car les crédits obtenus le sont « à vie ». Ce qui signifie beaucoup plus de souplesse dans l’organisation des études de chacun.

Je n’ai pas décroché tous mes crédits, puis-je continuer mon cursus ?
Les textes officiels stipulent que « la poursuite des études est de droit pour tout étudiant à qui ne manque au maximum qu’un seul semestre de son cursus ».
Reprenons :
Un semestre = 30 crédits – Donc L1= 60 crédits – Donc L1+L2=120 crédits
Si on suit les textes, si au bout de la L2 on a atteint seulement 90 crédits (au lieu des 120 nécessaires pour la valider), on est en droit de continuer.

Faut-il « rattraper » le semestre manquant ?
Certaines universités et/ou Facultés exigent que l’étudiant repasse des épreuves, d’autres ont mis en place des systèmes de compensation entre semestres, d’autres associent les deux méthodes.

Que sont les domaines ?
Avant l’application de la réforme pas moins de 10 000 intitulés de diplômes existait au plan national, il a fallu simplifier. Apparaît donc désormais la notion de « domaines » – de 1 à 12 domaines de Licence par université -. « Lettres et langues », « Droit »,  « administration économique et commerciale », « sciences et technologie » sont des domaines de L. Mais attention, le libellé et le contenu d’un domaine peuvent varier d’une université à l’autre.

Les mentions existent-elles toujours ?
Les mentions subsistent. Jusqu’à présent, les mentions de DEUG étaient nationales, (DEUG LEA mention traduction scientifique et technique par exemple). Avec la réforme, les universités sont libres de créer les mentions qu’elles souhaitent, ainsi que les spécialisations de leur choix. Sur les diplômes, figureront donc le domaine, la mention et la spécialisation.

Chaque université fait-elle vraiment ce qu’elle veut ?
Si chaque université est libre de définir ses domaines, mentions et spécialisations, elle n’est habilitée à délivrer une Licence ou un Master LMD qu’après étude approfondie de son dossier par des commissions nationales et parution d’un arrêté officiel. Licence, Master et doctorat ont une reconnaissance nationale et sont donc des diplômes nationaux.

Contrôle des connaissances par UE
Un contrôle continu des connaissances est organisé dans chaque UE ou EC. Il peut prendre en compte des interrogations écrites, des notations de projets, de travaux pratiques, ou encore des exposés oraux. Les modalités de ce contrôle continu sont énoncées en début du semestre par le responsable d’UE ou d’EC. Deux sessions d’examen sont organisées pour chaque UE une première session en décembre ou janvier et une seconde session début mai ou juin.

Délivrance des crédits ECTS
Le jury se réunit à l’issue de chaque session d’examen et délivre aux étudiants les crédits ECTS correspondant aux UE (Unités d’Enseignement) et EC (Eléments constitutifs) pour lesquelles la moyenne est supérieure ou égale à 10/20. Trente crédits sont nécessaires pour valider un semestre ; soixante crédits pour valider l’année. Ces crédits ECTS sont capitalisables et les UE correspondants aux ECTS acquis ne peuvent être repassées. Les crédits ECTS sont répartis par points entiers.

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