Un documentaire sur la danse, de la création au sous-titrage en anglais

Fruit de la collaboration entre les étudiants de deux filières de la Faculté, un documentaire sur la danseuse Anne Charlotte Zuner a été réalisé de A à Z par nos étudiantes : Farah et Margot, du Master Management de la culture, musiques actuelles et réalisation documentaire ont pensé et réalisé le documentaire, tandis qu’Elisabeth, étudiante de Licence 2 Lettres, littératures et civilisations étrangères Anglais, et Danny, étudiante américaine de Centenary College of Louisiana en semestre d’études à la FLSH, se sont chargés de faire le sous-titrage en anglais dans le cadre de leur cours de traduction! Un des nombreux projets pédagogiques de la Faculté permettant l’application pratique des compétences acquises dans les deux formations et qui s’illustre particulièrement par sa dimension transdisciplinaire.

Le travail de réalisation : un documentaire avec l’artiste et non sur lui

« C’était un exercice imposé dans le cadre de notre Master », explique Farah, « mais tout à fait intéressant pour appréhender la réalisation documentaire. De plus, comme nous sommes dans une filière artistique et culturelle, cela nous réjouissait encore plus de réaliser ce court-métrage sur un artiste ». Pour Farah, c’est le côté relationnel de ce travail qui l’a passionnée en premier : « Ce travail nous a apporté pas mal de compétences, tout d’abord celui de joindre un artiste de le contacter de faire un documentaire avec lui et non sur lui. C’est toute la partie humaine qui fût intéressante, tout l’enjeu était de rester fidèle à son art et à sa personne. »

Elle a pleinement saisi l’ambition du projet « Figures de l’artiste » : il est né de la volonté de faire des étudiants du Master Management de la Culture, Musiques actuelles et Réalisation documentaire de la FLSH de l’Université Catholique de  Lille, futurs cadres du secteur culturel, les révélateurs de la richesse créative de la région. Chaque année depuis 2015, des binômes d’étudiants réalisent le portrait audiovisuel d’un artiste – amateur, semi-professionnel ou professionnel – afin de mettre en perspective le dialogue, la conception et la sensibilité au monde à travers l’art. L’ensemble des vidéos ainsi que les  textes des étudiants composent année après année un fond documentaire audiovisuel et textuel qui figure, au fil du temps, une mémoire artistique de Lille et de ses environs.

« D’un point de vue technique », reprend Farah, « nous avons acquis des compétences en termes de production et de post production. Nous avons pris beaucoup de plaisir à filmer, ça nous a en quelque sorte forgé un regard artistique. Le montage a aussi beaucoup d’importance dans la réalisation documentaire, il est déterminant dans ce qu’il donne à voir. »

Ce projet a conforté Farah dans son projet professionnel : « J’aimerais beaucoup travailler dans une maison de production qui réalise des films documentaires. J’aimerais faire mon stage dans une maison d’édition nommée « doc du nord » qui réalise des documentaires. »

Le travail de traduction : pour que le projet soit partagé à tous

Le travail de traduction a été réalisé à distance, car Danny a dû être rapatriée en raison du COVID 19. Elles ont travaillé ensemble en ligne avec 7 heures de décalage horaire : « Le plus compliqué a été de se voir pour travailler », commentent Elisabeth et Danny.  « Avant que toute cette histoire avec le virus ne prenne de l’ampleur, nous avions prévu de nous voir à la fac, au BDE, pour travailler tranquillement. Malheureusement cela ne se s’est pas fait car l’université a dû fermer. Nous avons donc dû changer nos plans et nous avions décidé de nous retrouver dans un café le mardi. Oui mais c’était sans compter sur l’annonce du président le lundi soir. En catastrophe j’ai appelé Danny pour annuler et elle a dû retourner aux Etats-Unis le lendemain. Nous avons donc enfin pu faire la traduction mais a plus de 7 000 km l’une de l’autre et en appel téléphonique. Une vraie aventure finalement. »

Elles ont su dépasser les difficultés et profiter pleinement de cette expérience, différente de la traduction littéraire : « Ce qui est différent avec la traduction d’un extrait de roman par exemple et que nous avons apprécié, c’est la spontanéité. » explique Elisabeth. « C’est en effet plus facile de traduire une langue parlée qu’une langue écrite car le vocabulaire utilisé est moins soutenu et recherché. Nous avons mis en application tout ce que nous avions appris en cours de thème avec Madame Bray et aussi l’utilisation du logiciel de sous-titres, » précise Danny qui aimerait devenir écrivaine professionnelle. « Nous n’avons pas rencontré de grosses difficultés pour traduire ce texte, » reprend Elisabeth. « L’artiste interviewée parlait avec des phrases courtes et simples. Danny n’a rencontré aucun problème à noter le texte en français et s’il lui manquait un mot ou deux, nous avons mis en commun ce que j’avais noté. Le travail s’est fait relativement vite. » Pour Elisabeth qui voudrait devenir professeur de français à l’étranger, « la traduction est un bagage très important, elle est essentielle dans tous les métiers auxquels prépare la Licence Langues, Littératures et Civilisations Etrangères.

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