Penser l’Afrique et sa diaspora

Erika Thomas et Michel Feugain

Erika Thomas et Michel Feugain

Conversation autour des Black Studies

Par Erika Thomas & Michel Feugain – FLSH-ICL Lille

Publié dans la revue américaine NYASA New York African Studies Association, n°72, automne 2019

Erika Thomas : Michel, nous avons décidé ensemble de créer un groupe de recherches sur les Black Studies ici à la FLSH-ICL Lille. Il me semble important de souligner que ce groupe – dont le programme pour l’année 2019-2020 est déjà défini – est le seul dans notre région des Hauts-de-France. Ce qui le rend encore plus précieux à mes yeux. Je ne sais pas si tu en as eu connaissance mais, en 2016, il y a eu une intéressante publication du GIS sur un état des lieux des études africaines en France[1]. La situation est loin d’être radieuse et la conclusion de ce rapport insiste notamment sur le fait qu’il y a peu de recrutement de spécialistes de l’Afrique, peu de chercheurs travaillant, au sein des universités françaises, sur l’Afrique et finalement peu de soutien à l’édition de revues spécialisées. Le plus parlant, pour moi, dans cette conclusion est lorsqu’il est explicitement demandé, pour ce qui concerne la mobilité des chercheurs, qu’on arrête les tracasseries administratives et problèmes de Visa que rencontrent les collègues africains. Tu comprends ce que je veux dire ? C’est un peu comme s’il y avait toujours un soupçon d’intérêt autre qu’universitaire, de la part du collègue africain. Cela illustre un peu la perception qu’ont ces autorités – et peut-être plus largement la société française – des Noirs. Et à ce propos, en tant qu’enseignante-chercheuse en cinéma et audiovisuel, j’ai été très intéressée par une série documentaire intitulée «Pourquoi nous détestent-ils?» relative à des «minorités» – je ne sais pas si le terme est exact d’ailleurs. Un des épisodes est consacré aux Noirs[2]. Le réalisateur Lucien Jean-Baptiste montre les mécanismes du racisme ordinaire ou ouvertement haineux à l’encontre des Noirs en France. C’est édifiant ! Dans une des séquences, dont tu peux voir un extrait dans le teaser du film[3] le président d’une station radio musicale explique qu’il veut «bannir la musique nègre» parce qu’il pense que les médias publics doivent promouvoir la musique française où occidentale. Il parle d’influence «négroïde» «congoïde» ou de «risque d’ensauvagement», bref, lorsqu’on regarde ce film, on comprend que la place des Noirs en France peut être assez compliquée ! Je pense que les chercheurs ont un rôle important à jouer dans cette sphère et notamment dans la déconstruction de ces mécanismes, y compris langagiers. Qu’en penses-tu ?

Michel Feugain : Chère Erika, tu termines l’observation analytique d’une complexité par une seule question «qu’en penses-tu?». Or dans ton propos liminaire, l’intérêt pour les Black Studies se déploie dans une urgente nécessité de faire la lumière sur un mécanisme institutionnel que politise la construction des savoirs et des connaissances. On ne peut pas raisonnablement être un chercheur engagé corps et âme dans la quête de vérité historique, culturelle et scientifique et être frappé de cécité sur l’état des enseignements portant sur l’Afrique, les Africains et l’Afro descendance. De même qu’il me semble qu’on ne peut pas raisonnablement jeter la pierre à l’institution académique si les chercheurs ne s’ouvrent pas à la diversification de leurs axes de recherches. L’appel à la transversalité ou à la pluridisciplinarité est une perche à saisir pour les chercheurs en sciences humaines et sociales. Et pour cause, le domaine des sciences sociales est loin d’avoir épuisé les thématiques de recherches. Peut-être que l’insignifiance de la question raciale et du rapport à l’altérité était justifiée aussi bien dans les manuels scolaires que dans les matières enseignées dans la plupart des facultés occidentales et afro-américaines ? Aujourd’hui la circulation des actes préjudiciables au respect des droits de l’homme –et qui frappe les minorités et donc les Noir-e-s dans les sociétés occidentales– ne peut qu’interpeller la communauté scientifique engagée dans l’étude des hommes et des sociétés. Au-delà de la suspicion jetée à la figure du chercheur afro descendant qui n’obtiendrait pas son visa pour des raisons de paperasse et autres préjugés liés à l’immigration illégale, il faut y voir une déconsidération de la valeur ajoutée qu’il serait supposé apporter à nos sociétés de pays dits développés. Pointant cet aspect relationnel du regard que nous, occidentaux, portons sur l’autre, je ne puis véritablement dire si nous «détestons les autres» à cause de leur race, de leur provenance ou à cause de leur musique. Mais ce que je peux dire c’est que nous ne sommes pas allés à l’école qui ouvre l’homme à son semblable. Nous sommes allés à l’école qui, au mieux, enseigne un relativisme historique, au pire une tergiversation sur des faits qui nous condamneraient à la honte. Ce n’est donc pas si étrange que l’on n’accorde aucun ou très peu de crédit aux études africaines, aux systèmes mathématiques, aux mécanismes hautement démocratiques des sociétés précoloniales que l’ignorance empêche de pénétrer. Alors pour revenir sur les propos prélogiques du président de Radio Courtoisie, Henry de Lesquen, on pourrait simplement lui enseigner l’histoire anthropologique. Ce qu’il ne comprendrait que s’il fait abstraction de l’aliénant complexe de supériorité, très marqué chez des personnes imprégnées de méconnaissance de l’impossibilité de partition de l’humanité en races supérieures et races inférieures. Il n’a, visiblement comme beaucoup de nos contemporains, rien lu de Cheikh Anta Diop encore moins de Prince Kum’a Ndoumbe III ni de Michel Brunet dont je m’approprie ses mots que j’offre en guise de méditation à Mr De Lesquen :  «Nous sommes tous des africains»[4]. Pour ce qui est de l’absence de l’Afrique ou des travaux sur l’Afrique dans les revues spécialisées, sans être péremptoire, je m’autorise à dire que les Africains ont leur part de responsabilité dans cette invisibilisation du continent africain dans ces revues. L’assimilation n’aidant pas, tout travail réalisé par un afro descendant est présenté sous la bannière du pays qui finance ses travaux. Autrement dit, c’est une question politique que je ne détache pas du pouvoir économique.

Erika Thomas  Oui ton dernier point souligne quelque chose de très important. J’aimerais revenir sur un des aspects que tu pointes dans ton propos. Tu évoques le peu de crédit attribué, dans le monde académique, aux études africaines. Tu as tout à fait raison, pourtant à l’heure actuelle il y a des débats qui agitent quelque peu le monde connexe à celui de la recherche  je pense notamment à la question de la restitution des œuvres d’art qui traverse le monde muséal. Restons sur l’Afrique –car ce débat est plus large–, où différents pays demandent le retour des œuvres non pas systématiquement mais parfois, voire souvent[5] acquises de façon tout à fait discutable, illégale ou par extorsion à l’époque coloniale. Pour s’en convaincre, il suffit d’ailleurs de lire l’Afrique fantôme de Michel Leiris[6], racontant la mission Dakar-Djibouti dirigée par l’ethnographe Marcel Griaule et ayant pour objectif de compléter les collections du musée du Trocadéro. Regarde Michel, j’ai apporté ce livre que tu connais bien. Ecoute ce qu’il dit à la page 195, juste après avoir expliqué que Griaule décide de voler des objets sacrés, et notamment des «Konos», des fétiches. Ils se trouvent alors au village de Dyabougou au Mali.

Cette fois c’est Lutten et moi qui nous chargeons de l’opération. Mon cœur bat très fort, car depuis le scandale d’hier, je perçois avec plus d’acuité l’énormité de ce que nous commettons. De son couteau de chasse, Lutten détache le masque du costume garni de plumes auquel il est relié, me le passe, pour que je l’enveloppe dans la toile que nous avons apportée.

Il s’agit très clairement de s’approprier – sous couvert d’étoffer les collections ethnologiques du musée français – de choses tenues pour sacrées et investissant des fonctions précises au sein des sociétés qui les produisent. On ne peut pas considérer cela comme un acte banal. Ces objets, se trouvent aujourd’hui au Musée du Quai Branly[7]. Un récent rapport[8], devenu en fait un ouvrage[9] de Bénédicte Savoy, historienne d’art française, et de Felwine Sarr, économiste sénégalais, est très engagé dans cette direction en évoquant la nécessité de retour des objets pour, bien sûr que l’Afrique ait accès à son propre patrimoine, mais aussi pour fonder une nouvelle étape dans les liens entre l’Afrique et la France. Lorsque j’étais à l’Ecole du Patrimoine Africain au Bénin en janvier 2019, il était d’ailleurs question d’un nouveau musée consacré aux arts et aux civilisations vaudou qui devait être érigé d’ici 2020. Ce pays devrait être prochainement destinataire de 26 objets en bronze. Je te parle du Bénin, mais bien sûr d’autres musées – comme celui de Dakar, ou d’autres encore souhaitent ardemment récupérer une partie de leur patrimoine. Tout cela ne va pas sans résistances – dans un article de janvier 2019 du magazine l’Express[10] Felwine Sarr en parle de façon très intéressante et très pertinente en évoquant notamment l’ «impensé de la relation au continent africain». Il faut vraiment lire cet article pour comprendre également la dimension inconsciente de cette résistance à la restitution ! Ce débat est transversal à différents champs disciplinaires. Je veux dire qu’il ne concerne pas simplement l’Histoire de l’Art ou de l’anthropologie. Il concerne aussi les champs médiatiques, économiques, politiques, historiques, juridiques, socio psychologiques, littéraires…bref, les black studies concentrent, à travers cet exemple mais nous pourrions en trouver d’autres, une pluridisciplinarité tout à fait intéressante et nécessaire pour penser le monde. Personnellement, si je devais apporter ma contribution à ce débat je parlerais du fabuleux documentaire de Chris Marker et d’Alain Resnais, Les statues meurent aussi, un court métrage documentaire de 1953[11] qui évoque déjà, à sa façon poétique et politique, les conséquences du déracinement des œuvres d’art.

Michel Feugain : A la question du déracinement, moi je parlerai de «prédation des œuvres d’art de l’Afrique» pour décrire ce phénomène. Ici les mots doivent peser de tout leur poids. Mais il faut reconnaître que ceci n’est que la goutte d’eau dans l’océan des matières artistiques, culturelles, pillées de l’Afrique. Aujourd’hui, c’est le sous-sol africain qui soutient les grandes avancées techniques et technologiques dans le monde. Quelle position occupent les pays qui pourvoient les grandes entreprises occidentales de ces matières premières ? Où trouve-t-on les statistiques les plus affolantes concernant le revenu moyen par habitant ? L’Afrique ne souffre pas tant de la spoliation de ses œuvres d’art que de la prédation de ses ressources. Cet aspect du rapport que – sous-couvert de la coopération Nord-Sud – l’Occident défend est sourd par son insensibilité à la nécessité de changer de paradigme. Quelle est la place du regard sur l’autre de part et d’autre de la Méditerranée ? Jean Ziegler observe que «la Banque mondiale consacre en moyenne 5 milliards de dollars à la réalisation de projets de développement dans toute l’Afrique subsaharienne»[12]. Cependant, cette somme n’a jamais servi à faire que le continent cesse d’être la «poubelle de l’Occident». Les tensions qui secouent le continent sont perçues, d’ici, comme étant des faits divers. Si à cela s’ajoute le rôle capital que jouent les puissances occidentales sur les théâtres d’opération en Afrique, on comprend très vite pourquoi ces questions sont traitées en marge des enjeux capitaux. C’est dire, s’il est plus que nécessaire que nous prenions notre part de responsabilité en mettant sur la table des réflexions, les problèmes non seulement culturels, historiques mais surtout les problèmes liés à la géopolitique et leurs corollaires en termes de politique économique et de développement. Depuis la balkanisation du continent entre 1884-1885, l’Afrique n’est qu’une somme de colonies tenues en laisse par des liens insécables de la subalternisation des peuples du Sud par ceux du Nord, au point qu’il est répréhensible d’exiger un égal traitement du point de vue des partenariats susceptibles d’œuvrer à des relations plus chaleureuses entre les peuples. Aucun Etat occidental ne détient ou ne définit la politique monétaire d’un autre Etat. Il n’y a que le cas, plus que curieux, de l’Afrique où certains pays doivent obéir au doigt et à l’œil aux préinscriptions monétaires définies par le Franc, puis maintenant l’Euro sur la monnaie coloniale de certains pays africains. Tu as sans doute lu Le Franc CFA et l’Euro contre l’Afrique de Nicolas Agbohou et avant Monnaie, servitude et liberté de J. Tchundjang Pouemi, sur les mécaniques perpétuelles mises en place pour un asservissement infini des peuples anciennement colonisés. Ce sont, à mon sens, les bouts par lesquels les Blacks Studies doivent saisir la complexité de la problématique dont la détention illégale des œuvres d’Art africain dans les pays et musées occidentaux n’est que l’arbre qui cache la forêt.

Erika Thomas : Je n’ai pas lu les livres dont tu parles – Le Franc CFA et l’Euro contre l’Afrique de Nicolas Agbohou et Monnaie, servitude et liberté de J. Tchundjang Pouemi – mais ce que tu dis, notamment concernant les ressources africaines, me fait immédiatement penser aux implacables analyses d’Edouardo Galeano dans son classique Les veines ouvertes de l’Amérique Latine[13]. C’est la même histoire du pillage d’un continent. Tu as raison de rappeler ces données qui ne sont pas sans rapport avec la perception des Noir-e-s en France et ailleurs. Mais justement Michel, j’aimerais, si tu le veux bien, conclure cette passionnante discussion avec toi en nous recentrant sur les objectifs précis de notre nouveau groupe de recherches et sur ton expérience personnelle en France. Je m’explique. Nous avons l’un comme l’autre, sous des formes différentes mais toujours académiques, travaillé sur la visibilité des Noir-e-s ou sur des questions liées à une dimension Africaine. Pour ma part, j’ai notamment interrogé leurs présences et leurs modalités d’apparitions dans le cinéma brésilien[14] et dans les fameuses telenovelas[15] où cette présence est le plus souvent liée à la figure du mal –la violence– celle de la misère – le bidonville ou celle historique de l’esclavage. Les choses changent doucement, mais cela reste d’une actualité certaine. J’ai également, comme tu le sais, réalisé un documentaire sur le candomblé[16], cet héritage religieux africain associé à des éléments brésiliens. Je souhaite poursuivre mes recherches dans ce domaine en considérant également l’espace francophone. J’aimerais savoir d’une part comment toi tu vois les apports de notre groupe de recherches et j’aimerais aussi te poser une question plus personnelle : comment vis-tu, toi dont les origines sont camerounaises, la situation d’être Noir en France?

Michel Feugain : Alors que dans ces telenovelas et sur les tabloïdes, le Noir est généralement le symbole de la misère faite homme, j’affirme haut et fort que j’ai vécu, je vis ma situation de Noir non pas simplement comme un hasard, mais surtout comme une opportunité. C’est la raison pour laquelle je me trouve toujours là où l’on ne m’y attend pas et je dis mon amour :

Aube d’espérance

Je suis venu apprendre

Apprendre à compter mes jours

Apprendre à polir l’arme de la révolution

Apprendre la paix sur la feuille d’octobre

Je suis venu apprendre de cette terre bénie par des siècles d’histoire[17].

Cet amour est très souvent suspect. Et j’aime à préciser que le Noir n’est pas un mendiant :

Je ne suis pas venu prendre

Je ne suis pas venu être un fardeau

Je ne suis pas venu mendier

Je suis venu partager la joie muette de notre histoire commune[18].

 Les Black Studies sont plus qu’une nécessité pour dire d’autres vérités ! Que valent la Francophonie, le Commonwealth, l’hispanité, la lusophonie sans les pays d’Afrique ou d’Amérique ? Le Président Chirac –qui tire sa révérence aujourd’hui, paix à son âme– a averti, en son temps, de ne plus taper sur l’immigré car «une grande partie de l’argent qui est dans notre porte-monnaie vient précisément de l’exploitation de l’Afrique depuis des siècles»[19]. Jean Ziegler est très lucide pour reconnaître que l’Occident ne libèrera jamais l’Afrique[20]. Pire, les grands groupes de l’Occident travaillent au non-avènement de la démocratie en Afrique. Le peuple africain sait que leurs prétendus chefs d’Etat ne tirent que très rarement leur légitimité du peuple souverain. Ils n’ont aucune politique sociale de protection de la vie. La reconnaissance des puissances coloniales leur suffit. Et ils font de la Méditerranée, le tombeau à ciel ouvert du XXIème siècle. Sépulture pour un peuple africain en fuite. Fuite de la dictature, fuite de la prédation organisée des grands groupes industriels contre leurs milieux naturels de vie. Certains dirigeants se targuent d’être « le meilleur élève de la France [21]» pour ne citer que le cas de Paul Biya au pouvoir au Cameroun depuis trente-huit ans ! Tu l’auras compris, chère Erika, ma vie est un faire-valoir : le Noir vaut toute autre personne ; un savoir-faire à travers la création des Editions Binam (2018) et maintenant ce Groupe de Recherches autour des Black Studies – que nous mettons sur pied et que ton énergie vivifie. En fin, je tente de sortir mon âme de cette ivresse de l’inconfort[22].

***

Erika Thomas est Professeure des Universités en cinéma à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Catholique de Lille et auteure réalisatrice de films documentaires. Ses recherches portent sur le cinéma et l’anthropologie. Voir CV

Écrivain, Michel Feugain est Maître de Conférences en civilisation de l’Espagne contemporaine à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Catholique de Lille où il dirige le Département LEA. Ses travaux portent sur les discours iconographiques et textuels. Voir CV

[1] Groupement d’Intérêt Scientifique, Les études africaines en France un état des lieux, 2016  http: //etudes-africaines.cnrs.fr/wp-content/uploads/2016/03/Livre-Blanc-GIS-Etudes-africaines-2016.pdf

[2] Pourquoi nous détestent-ils ? Nous les Noirs (Lucien Jean-Baptiste et Maud Richard, 70 min, France, 2016)

[3] https: //vimeo.com/203597364

[4] Brunet, Michel, Nous sommes des africains (à la recherche du premier homme), Paris, Odile Jacob, 2016.

[5] Cf l’émission radiophonique « Les œuvres volées des musées français », France Culture, octobre 2018. https: //www.franceculture.fr/emissions/les-nouvelles-de-leco/les-nouvelles-de-leco-du-lundi-15-octobre-2018 (consulté le 12 septembre 2019)

[6] Michel Leiris, L’Afrique fantôme, ed Galimard, Paris, 1981.

[7] Cf notamment Le guide du musée Branly, ed. Musée du Quai Branly, Paris, 2006, p. 166.

[8] Version française et anglaise :  https: //restitutionreport2018.com/ (consulté le 12 septembre 2019).

[9] Bénédicte Savoy et Felwinne Sarr, Restituer le patrimoine africain, Paris, Seuil, 2018.

[10] https: //www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/felwine-sarr-le-poids-de-l-impense-colonial_2058754.html

[11] Visible sur le web :   https: //www.youtube.com/watch?v=OoyCXA8eTf0

[12] Jean Ziegler, La Haine de l’Occident, Paris, Albin Michel, 2008, p. 187.

[13] E. Galeano, Les veines ouvertes de l’Amérique latine, Pocket, Paris, 2006 [1971].

[14] Erika Thomas (2009) Le cinéma brésilien, du cinema novo à la retomada, L’Harmattan, coll. Audiovisuels et Communication.

[15] Erika Thomas (2013), «Questions identitaires et images médiatiques au Brésil: Noirs et Indiens au miroir des telenovelas» in TSTANTA, Anthropologie des médias :  objets, épistémologie et perspectives, Revue de la Société Suisse d’Ethnologie, Université de Berne, 18/2013, Zürich, p. 56-64.

[16] Candomblé, l’héritage africain (Erika Thomas & Bernard Thomas, 55 min, juillet 2018.

[17] Michel Feugain, «Bien-aimée», in Des rêves et des lignes, Paris, L’Harmattan, 2017, p. 63.

[18] Ibidem.

[19] Jacques Chirac sur https: //youtu.be/KIHFgealnYM?t=16

[20] https: //www.youtube.com/watch?v=2iis5ONdUK4

[21] Michel Roger Emvana, Paul Biya :  les secrets du pouvoir, Paris, Kathala, 2005, p. 194.

[22] Titre de mon dernier ouvrage, publié aux Editions Binam, Hauts-de-France, 2018.

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