Étudiante puis doctorante à la FLSH, l'expérience de Faustine Ferri !

Après une Licence Littérature, écriture et création (ex Licence Lettres Modernes) et un Master Écritures, lettres et éditions numériques à la FLSH, Faustine a décidé de rester sur le campus pour effectuer son doctorat au sein de l’unité de recherche MUSE. Découvrez son parcours !

Peux-tu te présenter, ainsi que ton parcours universitaire ?  

Je m’appelle Faustine Ferri et je suis doctorante en première année au sein du laboratoire MUSE de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH) de l’Université Catholique de Lille. Mon parcours est étroitement lié à l’ICL, où j’ai effectué l’ensemble de mes études supérieures. J’ai intégré la licence de Lettres modernes (aujourd’hui renommée en Littérature, écriture et création) en 2020, puis poursuivi ma formation avec un master Écritures, Lettres et Éditions numériques. Depuis avril 2026, je poursuis cette aventure universitaire à travers une thèse de doctorat en littérature. 

 

Quel est le sujet de ta thèse de doctorat ?  

Mon sujet de thèse s’intéresse à la représentation des anomalies du visage dans la littérature française contemporaine. J’étudie notamment la façon dont les écrivains mettent en récit les malformations et les déformations faciales, qu’elles soient présentes dès la naissance ou qu’elles résultent d’un accident, d’une maladie ou d’un traumatisme. À travers cette question du visage, je m’intéresse plus largement aux enjeux d’identité, au regard des autres, au rapport à soi et à l’influence des normes esthétiques dans la construction des individus. Mon corpus est principalement constitué de récits biographiques et autobiographiques français du XXI siècle. L’un de mes ouvrages de référence est Le Lambeau (2018) de Philippe Lançon, dans lequel l’auteur raconte son expérience de la reconstruction faciale après l’attentat contre Charlie Hebdo, tout en interrogeant les transformations de son identité et de son rapport au monde. 

 

Qu’est-ce qui t’a donné envie d’effectuer ton doctorat à la FLSH, et qu’est-ce qui fait que tu t’y plais ?  

Mon choix de poursuivre un doctorat à la FLSH est finalement le fruit d’un heureux concours de circonstances. J’ai intégré l’Université Catholique de Lille en 2020, à l’âge de 19 ans, et j’y ai construit l’ensemble de mon parcours universitaire. Au fil des années, j’ai développé un véritable attachement à cette institution, dans laquelle je me suis toujours investie bien au-delà de mes études. 

J’ai notamment participé à la vie culturelle de l’université à travers une année de théâtre et trois années de comédie musicale. J’ai ainsi eu la chance de prendre part à plusieurs projets marquants, dont le spectacle 150 ans de Lumières, conçu par le Campus Créatif à l’occasion du 150 anniversaire de l’Université Catholique de Lille. Parallèlement, durant mes deux années de master, j’ai occupé la fonction de trésorière de la maison d’édition de la FLSH, Les Éditions de l’Horloge. Cette expérience a été particulièrement enrichissante. Avec ma promotion, nous avons notamment participé à la réalisation du beau-livre Il était une fois l’Université Catholique de Lille…, ainsi qu’à plusieurs autres projets éditoriaux, parmi lesquels un recueil de poésie et un ouvrage consacré au quartier de Wazemmes. Depuis ma licence, mon parcours à la FLSH s’est donc construit autant dans les salles de cours qu’au sein des nombreux projets collectifs qui animent la vie universitaire. Lorsque l’idée de poursuivre en doctorat s’est imposée à moi, il m’a donc semblé tout naturel de continuer cette aventure au sein de la FLSH. Et le hasard a particulièrement bien fait les choses : l’année même où je décide de m’engager dans un parcours doctoral, la FLSH crée le laboratoire MUSE. Une opportunité idéale, que je n’ai pas hésité à saisir. Ce qui me plaît à la FLSH, c’est avant tout ce sentiment d’appartenance que j’y ai développé au fil des années. Bien que je sois aujourd’hui devenue Alumni, j’ai toujours plaisir à revenir dans cette faculté qui a accompagné chaque étape de mon parcours. C’est un lieu dans lequel je me sens à la fois stimulée intellectuellement, soutenue dans mes projets et pleinement intégrée à une communauté universitaire dynamique et bienveillante. 

 

Quels sont tes projets pour l’avenir ?  

Concernant mes projets d’avenir, je me laisse encore le temps de la réflexion, mais une chose est certaine : j’aimerais continuer à évoluer dans le milieu universitaire. L’enseignement de la littérature à l’université est une perspective qui m’attire particulièrement, car elle me permettrait de conjuguer deux aspects qui me passionnent : la recherche et la transmission des savoirs. Cela dit, je suis encore au début de mon parcours doctoral et, pour le moment, mon principal objectif reste la thèse. Je souhaite avant tout mener ce projet de recherche à son terme et profiter pleinement de ces années de doctorat, qui constituent une formidable opportunité d’apprentissage et d’épanouissement intellectuel. 

 

Un petit mot sur la thèse et le laboratoire MUSE ?  

Je suis particulièrement heureuse d’avoir eu l’opportunité de rejoindre le laboratoire MUSE. Dès mon arrivée, j’ai été accueillie au sein d’une équipe à la fois bienveillante, disponible et attentive à l’accompagnement des doctorants. Cet environnement humain constitue un véritable soutien dans le cadre d’un projet aussi exigeant qu’une thèse. 

Les conditions de travail qui nous sont offertes sont particulièrement favorables à la recherche et permettent de mener nos travaux dans un cadre serein et stimulant. Bien sûr, le doctorat représente un défi intellectuel et personnel important, mais évoluer au sein d’un laboratoire aussi dynamique et attentif au bien-être de ses membres est une source de motivation quotidienne. Je mesure pleinement la chance que j’ai de pouvoir réaliser ma thèse dans de telles conditions et de bénéficier de l’accompagnement d’une équipe qui encourage, soutient et valorise le travail de ses chercheurs.