Rencontre avec Hélène Weens, étudiante puis doctorante à la FLSH

Comment passer d’une Licence LLCE anglais à un doctorat international ? Hélène Weens nous raconte son cheminement académique entre la FLSH et le Royaume-Uni. Entre défis administratifs, passion pour l’histoire sociale britannique et premiers pas dans l’enseignement supérieur, elle revient sur une expérience enrichissante qui l’a menée vers son poste actuel d’A.T.E.R. Une interview inspirante pour tous ceux qui envisagent la recherche.
- Pouvez-vous vous présenter, ainsi que votre parcours universitaire ?
Je m’appelle Hélène Weens, je suis A.T.E.R. (attachée temporaire dans l’enseignement et la recherche) à l’université d’Artois et je viens de terminer un doctorat en études anglophones à Liverpool Hope University en partenariat avec la FLSH.
Une fois le bac en poche, j’ai commencé en septembre 2016 une licence LLCE anglais au sein de la FLSH. À l’époque, j’aimais déjà beaucoup la langue anglaise et la culture britannique et j’avais comme objectif de devenir enseignante en anglais. Pendant la licence, j’ai développé un intérêt pour l’histoire sociale et culturelle du Royaume-Uni ainsi que pour l’univers de la recherche. Ainsi, une fois la licence obtenue, je me suis orientée vers un Master LLCE anglais (toujours à la FLSH) pour acquérir davantage de savoirs et savoir-faire en civilisation des pays anglophones et dans le domaine de la recherche. La rédaction du mémoire de fin d’études m’a confortée dans le projet de poursuivre avec un doctorat. Et c’est ainsi qu’à la fin du master, ma responsable de mémoire a proposé ma candidature pour le partenariat Liverpool Hope University-FLSH, pour effectuer un doctorat en histoire britannique.
- Quel était le sujet de votre thèse, et pourquoi ce choix ?
La thèse s’intitule “The Cultural Experience of British Nurses in the North of France during the First World War” (« L’Expérience culturelle des infirmières britanniques dans le nord de la France pendant la Première Guerre Mondiale »). L’objectif de ce projet de recherche est de montrer tout d’abord que la période 14-18 n’a pas été marquée que par la violence, mais aussi par des échanges culturels et que ce ne sont pas uniquement les hommes qui ont pris part à la guerre : les femmes, dans divers domaines, ont contribué aux combats. De plus, la thèse insiste sur la diversité des témoignages : chaque infirmière a vécu une expérience unique, et ce pour des raisons multiples (la localisation de l’hôpital où elles travaillaient, leur classe sociale etc…).
J’ai choisi de travailler sur ce sujet car j’avais déjà effectué des recherches pour mon mémoire de master sur les relations culturelles franco-britanniques, et notamment les liens entre le Nord de la France et la Grande-Bretagne concernant le tourisme balnéaire au dix-neuvième siècle. De plus, étant originaire de cette région de France, ce choix de sujet me plaisait fortement. Après plusieurs discussions avec ma responsable, nous avons trouvé ensemble la thématique des infirmières britanniques de la Première Guerre Mondiale car peu de chercheurs se sont concentrés sur le rôle des femmes dans la Grande Guerre et les échanges culturels.
- Votre expérience en tant que doctorante à la FLSH a-t-elle été enrichissante ? Si oui, pourquoi ?
Mon expérience en tant que doctorante à la FLSH a été très enrichissante. En effet, d’un point de vue étude, j’ai pu me rendre compte des attentes différentes entre un doctorat français et un doctorat au Royaume-Uni. Avec cette hybridité de parcours de recherche, il était cependant parfois difficile de s’y retrouver, notamment au regard de l’administration française qui m’a mis quelques obstacles. Néanmoins, grâce à la FLSH, j’ai eu l’occasion de faire mes premiers pas dans l’enseignement en études supérieures. La faculté m’a embauchée pendant trois ans en tant que chargée de cours et ces trois années m’ont beaucoup apporté, tant dans le développement des compétences d’enseignant, que d’un point de vue personnel puisque j’ai pu gagner en maturité et en confiance en moi. De plus, ma responsable en France était souvent présente et me soutenait régulièrement, notamment dans les périodes difficiles : mes responsables au Royaume-Uni étaient présents également, mais en raison de la distance, ils ne pouvaient pas nécessairement s’en rendre compte et agir directement. Enfin, c’est aussi grâce à la FLSH et à son réseau que j’ai pu obtenir l’emploi que j’occupe actuellement.
- Quel est votre poste actuel ? Et quels sont vos projets, si projets il y a ?
Je suis A.T.E.R. (attachée temporaire dans l’enseignement et la recherche) à l’Université d’Artois, à Arras. C’est un poste réservé aux doctorants et jeunes docteurs.
D’un point de vue emploi, les projets à court terme sont de réussir les oraux du CAPES afin de garantir un emploi et une stabilité financière pour les années à venir. Également, je vais bientôt pouvoir constituer un dossier pour être autorisée à postuler à des emplois de Maître de Conférence pour la rentrée 2027-2028.
D’un point de vue recherche, j’aimerais publier quelques articles, voire réussir à publier le manuscrit de la thèse. De plus, j’aimerais continuer à participer à divers évènements scientifiques (congrès, conférence etc…) pour en apprendre davantage autour de mon domaine de recherche car il y a encore de nombreux éléments à découvrir.

