Yaël Pignol, étudiant en licence Métiers de la Culture & des Arts : découvrez son récit !

Yaël Pignol, étudiant en troisième année de Licence Métiers de la Culture et des Arts (MCA) à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH) est âgé de 19 ans. Après un baccalauréat littéraire avec une option facultative théâtre, il choisit de s’orienter vers une licence lui permettant d’approfondir ses connaissances dans le domaine de la création.

Pendant sa deuxième année de licence, Yaël et ses camarades ont abordé le thème du cinéma documentaire. Ils ont d’abord étudié l’histoire de ce genre de films, ainsi que les points de vue de grands réalisateurs qui se sont illustrés au 20e siècle. Puis, au second semestre, ils ont pu passer à la pratique dans le cadre du cours d’« écriture documentaire ». Une réalisatrice, Madame Isabelle Bonnet-Murray, les a guidés pour la rédaction d’un pitch, d’une note d’intention, d’une note de réalisation… dans le but de constituer un dossier comme le font les professionnels afin de trouver des financements. Finalement, cette année, ce projet s’est concrétisé puisqu’ils l’ont réalisé. Pour Yaël, il s’agit d’un exemple significatif de sa Licence, où il est question d’être sensibilisé à la théorie mais toujours combinée avec une pratique personnelle.

Yaël a eu la chance de réaliser son stage de première année au Musée des Beaux Arts de Tourcoing – MUBa Eugène Leroy. Il assistait le service des publics et les guides conférenciers dans leurs visites et ateliers auprès des publics (scolaires, publics empêchés, porteurs de handicaps…). Ce stage a été une révélation pour lui : la structure du musée, à taille humaine lui a permis de s’impliquer, de découvrir concrètement des métiers ainsi que le fonctionnement d’une institution municipale. Au cours de ces huit semaines, un véritable lien de confiance puis d’amitié s’est instauré entre l’équipe des médiateurs et Yaël.

D’après l’étudiant, il est important de savoir que lorsque l’on veut réaliser un film documentaire, il est primordial de parler de quelque chose qui nous tient à coeur et d’avoir une connaissance du terrain et de ses acteurs. Par conséquent, réaliser un film au MUBa a été comme une évidence pour lui. Effectuer le portrait de Tristan (retrouvez la vidéo du portrait ici) semblait pertinent à ses yeux, son point de vue est singulier, il porte un message très fort, trop souvent marginalisé. 

Pour son court-métrage, Yaël a pu emprunter du matériel (caméra, pied, perche, micro…) au Médialab, centre multimédia de la FLSH. Cet accès à du matériel de professionnels est un réel privilège, d’autant plus que l’équipe est bienveillante et disponible. 

Ses amies Léa Robert et Elise Callewaert ont eu la gentillesse de l’aider à tourner des plans. Pour les dessins colorés, il a fait appel à une illustratrice, Alexane Maillard, découverte sur YouTube. Enfin, concernant le montage, Yaël a utilisé un logiciel qui lui était déjà familier, à savoir Final Cut Pro X. 

Ses professeurs l’ont aidé et conseillé au cours de ce projet. Dans un premier temps, le cours de « Réalisation Documentaire » consistait en des ateliers de pratique. Il a donc appris à mener un entretien (rédaction de questions, savoir rebondir sur le vif à des remarques inattendues) et à manipuler du matériel de tournage (comment cadrer une image, où placer l’éclairage, régler les couleurs,…). Chaque semaine, la professeure s’entretenait avec les étudiants afin de les aider à résoudre de possibles obstacles. Profiter de l’expérience d’une professionnelle du milieu du cinéma est un réel avantage. À cela, le cours de « Informatique et montage vidéo » venait en soutien. Il a permis de découvrir la méthodologie à adopter pour un tournage (storyboard, script…) et de prendre en main le logiciel de montage Adobe Première.  Cette année, en parallèle de la Licence, Yaël est en service civique à l’Espace Croisé, centre d’art contemporain de Roubaix où il coordonne le programme Arts, Cultures et Préventions à destination de jeunes filles des quartiers. Il est aussi membre du Conseil Lillois de la Jeunesse au sein duquel il participe à l’organisation d’événements culturels pour les étudiants en partenariat avec le Palais des Beaux Arts et le festival Série Mania. La gestion de projets culturels est quelque chose qui le passionne : plus tard, il aimerait pouvoir travailler dans un musée, à l’élaboration de dispositifs de médiation, superviser des actions autour d’une exposition d’art moderne ou contemporain. Pour y parvenir, en septembre il souhaite s’orienter vers un Master en Muséologie et Médiation Culturelle.

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